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Assassinat du général Soleimani : l'Iran lance un mandat d’arrêt contre Donald Trump

En janvier, le Parlement iranien avait adopté une loi déclarant l'armée américaine « terroriste ».

Plan rapproché du général Soleimani.

Qassem Soleimani a été tué, le 3 janvier, dans un raid américain près de l'aéroport de Bagdad.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

Le procureur général de Téhéran, Ali Alqassi-Mehr, a annoncé lundi l’émission d’un mandat d’arrêt contre « 36 personnes », dont le président américain, pour leur implication dans l’assassinat du général Qassem Soleimani en janvier à Bagdad.

Trente-six personnes parmi celles qui [...] ont participé à l'assassinat de Hajj Ghassem [le général Qassem Soleimani, NDLR], dont des responsables politiques et militaires des États-Unis et d'autres gouvernements, ont été identifiées, a déclaré le procureur général de Téhéran, Ali Alqassi-Mehr.

En tête de liste figure le président américain Donald Trump, qui sera poursuivi même après la fin de son mandat, a encore affirmé M. Alqassi-Mehr, cité par Mizan, agence officielle de l'Autorité judiciaire.

Dans la foulée, le procureur de Téhéran a réclamé une notice rouge d'Interpol pour ces personnes, précisant qu'elles étaient recherchées pour meurtre et action terroriste.

Interpol a réagi en affirmant que, selon l'article 3 de sa constitution, l'organisation ne peut intervenir dans un cadre politique, militaire, religieux ou racial et qu'elle n'examinerait aucune requête de cette nature, sans toutefois confirmer explicitement avoir été sollicitée par l'Iran.

L'émissaire américain pour l'Iran, Brian Hook, a qualifié l'annonce de Téhéran de combine politique.

Une tension exacerbée

En janvier dernier, le Parlement iranien avait adopté une loi classant toutes les forces américaines comme terroristes, dont le Pentagone et les responsables de l’assassinat du général Soleimani.

Une loi précédente, adoptée en avril 2019, déclarait les forces américaines déployées de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale et au Moyen-Orient comme terroristes.

Le 3 janvier dernier, Qassem Soleimani, chef de la Force Qods - unité d'élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran -, a été tué dans un raid américain près de l'aéroport de Bagdad avec son lieutenant, l'Irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, leader des paramilitaires pro-Iran dans ce pays.

Le lendemain, le président Trump a affirmé dans une déclaration à la Maison-Blanche avoir ordonné l'élimination de Qassem Soleimani. Selon le président américain, le général iranien préparait des attaques imminentes contre des diplomates et des militaires américains.

Les mêmes propos ont été tenus à plusieurs reprises par le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo.

Le 8 janvier, l'Iran a lancé des missiles contre des bases militaires abritant des soldats américains en Irak, faisant d'importants dégâts matériels, mais sans causer de morts dans les rangs de l'armée américaine, selon Washington.

Une nouvelle tension à l'horizon

L'Iran est soumis jusqu'en octobre à un embargo sur les armes lié à la résolution 2231 ayant entériné l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, dont les États-Unis se sont unilatéralement retirés en 2018, rétablissant des sanctions maximales contre Téhéran.

Anticipant la fin de l’embargo, les États-Unis mènent une campagne au sein du Conseil de sécurité depuis le début de l’année dans le but de le prolonger.

La levée de l'embargo encouragera Téhéran et pourrait entraîner une course à l'armement au Moyen-Orient, a affirmé l'émissaire américain Brian Hook, lors d'une conférence de presse à Riyad.

La semaine dernière, le secrétaire d'État Mike Pompeo a menacé d'imposer unilatéralement au Conseil de sécurité de l'ONU le rétablissement des sanctions internationales contre l'Iran si l'embargo n'était pas prolongé.

Paris, Berlin et Londres se sont prononcés en faveur de la prolongation de l'embargo.

La Chine et la Russie, qui disposent d’un droit de veto, ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteraient contre la résolution américaine.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Le Figaro

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