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La lutte d’une victime de la thalidomide pour une aide financière

Noëlla Hébert, une femme souriante avec un bras manquant.

La mère de Noëlla Hébert s'est fait prescrire un médicament qui a causé des malformations majeures pendant sa grossesse.

Photo : (CBC/Soumis par Noëlla Hébert)

Radio-Canada

Les victimes de la thalidomide n'ont pas fini de souffrir et de se battre. Noëlla Hébert est l'une des trois personnes au Nouveau-Brunswick qui sont exclues des compensations fédérales pour les victimes de ce médicament, qui a causé des malformations majeures chez des bébés dans les années 60.

J’ai été affectée par la drogue thalidomide que ma mère a prise, témoigne Noëlla Hébert.

Noëlla est née le 31 janvier 1968. Sa mère s’est fait prescrire ce médicament antinauséeux pendant sa grossesse.

Le docteur lui a donné des pilules qui étaient sur ses étagères. Pas de prescription. Pis, c’est ça que c’est : je suis née avec des difformités.

Noëlla Hébert

Noëlla Hébert est née avec un seul bras. Elle a aussi un petit doigt qui pousse sur son épaule, n’a pas de hanche et possède un petit pied dans sa prothèse.

Dans ma famille, tu n’avais pas besoin de deux bras pis deux jambes pour faire quelque chose, raconte-t-elle.

Dès son plus jeune âge, Noëlla Hébert a subi opération après opération. Elle affirme que les membres de sa famille l'ont toujours soutenue.

Une vieille photo de famille des années 70. Les gens ont des look des années 70. Un père, une mère deux garçons et une petite fille.

Noëlla Hébert, à six ans, en compagnie de sa mère, de son père et de ses deux frères aînés sur une photo de famille datant de 1974.

Photo : (CBC/Noëlla Hébert)

Son combat se poursuit depuis. Pas seulement contre son corps, mais aussi pour percevoir les aides du gouvernement fédéral mises en place pour les victimes de la thalidomide.

Aide gouvernementale aux victimes

En 2015, Ottawa annonce une aide financière permanente aux 90 victimes de la thalidomide encore vivantes. Mais Noëlla Hébert s’en trouve exclue, faute de preuves.

Il y a eu un recours collectif qui s’est mis en place avec l’intention d’aller contre le gouvernement parce que le programme était injuste. Ça excluait des personnes qui devaient être admissibles.

En janvier 2019, Ottawa lance un nouveau programme d’aide pour les victimes.

L’espoir est de courte durée : Noëlla Hébert et trois autres Néo-Brunswickois ne pourront recevoir les compensations et l’aide nécessaires à leur quotidien, car la mise en place de dates d’admissibilité est trop restrictive.

Je suis cinq semaines à l’extérieur de leurs dates arbitraires, explique Noëlla Hébert.

 Noëlla Hébert, une femme en fauteuil roulant, a plusieurs malformations sur son corps.

Dès son plus jeune âge, Noëlla Hébert a subi opération après opération.

Photo : (CBC / Soumis par Noëlla Hébert)

Cette dernière croit toutefois que cette décision est insensée et qu’elle devrait avoir droit au dédommagement. Ça fait pas grand bon sens qu’en 1960, il y avait des difformités qui étaient si rares.

Nous ne sommes pas des fraudeurs, nous sommes des victimes. C'est vraiment très clair à la vue de mon corps.

Noëlla Hébert

Malgré tout, son combat continue pour l'obtention de l’aide qu’elle réclame.

Noëlla Hébert croit qu’avec cette aide, sa vie serait changée du jour au lendemain et que son corps serait respecté.

Avec les informations de Vanessa Blanch de CBC

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