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Moins d’asperges récoltées cette année au Québec

Un champs d'asperges au mois de mai à Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie.

Les asperges ont poussé rapidement cette année.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

La saison des asperges est maintenant terminée pour la grande majorité des producteurs de la Mauricie et du Centre-du-Québec. La récolte a été moins abondante cette année, en raison du manque de main-d’oeuvre et des conditions météorologiques.

L’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) estime qu’en moyenne, 20 % moins d’asperges ont été récoltées cette année comparativement à l’an dernier.

L’entreprise agricole les Cultures de Chez-Nous, à Sainte-Brigitte-des-Saults, au Centre-du-Québec, s’occupe de la mise en marché des asperges d’une douzaine de producteurs de la Mauricie et de Lanaudière, vers les chaînes d’épiceries.

Le copropriétaire Louis-Marie Jutras confirme justement avoir géré environ 20 % moins d’asperges que d’habitude.

Sur les douze producteurs, il y en a 2-3 qui ont eu un rendement un peu comme l'année passée et les autres, environ 20 % de moins, parce que la canicule a été difficile à gérer et d'autres raison parce qu'ils ont manqué de travailleurs au moment opportun, c'est ça, dit-il.

Il n’a pas pu fournir autant d'asperges que les épiceries le souhaitaient.

Le défi d’amasser les asperges à temps

La vague de chaleur au mois de mai a fait en sorte que les asperges ont poussé très vite en début de saison. Or, plusieurs aspergeraies n’avaient pas la main-d’oeuvre nécessaire pour les récolter.

La pandémie a retardé et empêché l’arrivée de travailleurs étrangers temporaires dans les champs. La main-d’oeuvre québécoise n’a pas permis de combler le manque.

Un homme est assis sur une moissonneuse batteuse dans un champ d'asperge

Louis-Marie Jutras est agriculteur

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Il y en a qui ont fauché les asperges, parce qu’ils n’avaient pas assez de main-d’oeuvre, raconte le président des Cultures de chez nous, Louis-Marie Jutras. Les asperges poussaient au moins de 15 centimètres par jour.

Il est important de ramasser les asperges lorsqu'elles sont de la bonne taille, sinon elles grandissent trop et ne sont plus propices pour la vente. Quand les agriculteurs ne peuvent pas les ramasser à temps, ils les coupent pour qu’elles puissent bien repousser et être cueillies.

Jusqu’à 30 % de pertes

La ferme du Domaine 2000, à Shawinigan, est l’une des seules dans la région à ne pas avoir encore terminé sa saison de récolte d’asperges.

Déjà, elle estime avoir des pertes de l’ordre de 30 %, notamment parce qu’elle n’avait pas assez de main-d’oeuvre pour amasser les asperges.

L’entreprise agricole a reçu moins de travailleurs étrangers que d’habitude, en raison de la pandémie de COVID-19. Seuls 67 travailleurs étrangers sur les 85 qu’elle accueille habituelle ont pu venir au Québec.

Les conditions météorologiques ont aussi nui à la récolte. Il y a du froid, nuisible aux asperges, puis de la sécheresse, qui a fait en sorte que les asperges ont manqué d’eau.

Une indemnisation pour le manque de main-d’oeuvre?

Le début du confinement est survenu à quelques semaines à peine avant le coup d’envoi de la saison des asperges.

L’incertitude a causé beaucoup de stress chez les producteurs [...] et certains producteurs ont décidé d’abandonner une partie de leurs champs [...] sachant qu’ils risquaient de manquer de main-d’oeuvre, explique l’agronome Elisabeth Fortier, responsable comité asperges à l’Association des producteurs maraîchers du Québec.

L’Association des producteurs maraîchers du Québec fera des représentations auprès de la Financière agricole pour que les producteurs d’asperges soient dédommagés.

Les producteurs d’asperges étaient les premiers à récolter un légume au Québec [durant la crise de la COVID-19] , c’est l’exemple qu’on utilise auprès de la Financière agricole pour tracer le chemin pour toutes les autres productions horticoles qui vont s’en venir au courant de l’été, affirme Elisabeth Fortier, du comité asperges.

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