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L’essence plus chère dans l’Est-du-Québec qu’ailleurs dans la province

Une station de service Irving affiche un prix de 112,4 cents le livre, le 29 juin 2020.

L’essence est plus chère dans l’Est-du-Québec qu’ailleurs dans la province, en ce 29 juin.

Photo : Radio-Canada / Alain Fournier

Radio-Canada

Les touristes qui se rendent au Bas-Saint-Laurent ou en Gaspésie en voiture doivent s’attendre à payer plus cher l’essence qu’à Québec ou qu’à Montréal.

Selon les données recueillies par CAA-Québec, le prix à la pompe dans toutes les régions de l’Est-du-Québec, spécialement au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, se situe au-dessus du prix réaliste établi par CAA-Québec.

Par exemple, CAA-Québec estime que le prix de l’essence devrait s’élever à 108,4 ¢/litre au Bas-Saint-Laurent alors que les stations de service affichent 112,5 ¢/litre.

En Gaspésie, le prix à la pompe devrait atteindre de 110,6 ¢/litre alors que le prix se situe à 112,8 ¢.

Et sur la Côte-Nord, les stations affichent un prix de 107,9 ¢/litre alors que le prix devrait être de 105,7 ¢.

Le prix moyen à la pompe à Montréal est de 107 ¢/litre en ce 29 juin.

Un pistolet à essence est entré dans le réservoir d'un véhicule pour faire le plein.

L'essence au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie est plus chère qu'ailleurs au Québec en cette fin de juin (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Retour à la normale

L’essence retrouve graduellement un prix plus élevé après s’être vendue aussi peu que 80 ¢/litre au cours des derniers mois.

Un motocycliste croisé à Pointe-aux-Outardes raconte qu’il n’avait pas vu un prix aussi bas depuis son jeune temps. Mais on ne pouvait pas sortir [pendant le confinement]. C’est ça qui est dommage, mentionne-t-il.

Le porte-parole de CAA-Québec, Pierre-Olivier Fortin, explique que la demande en essence a diminué avec le confinement tandis qu’il y avait un surplus de production d’essence et de pétrole en comparaison avec la consommation. Résultat : plus d’offre, moins de demande. Les prix ont ainsi chuté de façon considérable.

Pierre-Olivier Fortin lors d'une entrevue télévisée à Radio-Canada.

Le porte-parole de CAA-Québec, Pierre-Olivier Fortin (archives)

Photo : Radio-Canada

Mais avec la reprise économique, on voit que les prix remontent au fur et à mesure que l’activité économique reprend. C’est tannant pour les automobilistes parce que quand on commence à se resservir de notre auto, on recommence à faire le plein et on voit les prix qui augmentent, soutient M. Fortin.

Or, certains conducteurs n’ont pas l’intention de laisser leur véhicule de côté. Après avoir été isolés pendant un moment, ils ont envie de prendre la route.

Une conductrice de Rimouski qualifie la situation d’insultante : On paye toujours plus cher l’essence, se plaint-elle. Mais je dirais qu’on a tellement été confinés que je ne penserais pas que ça m’influence pour ne pas faire de voyages cet été. J’ai comme l’impression que je vais voyager pareil, affirme-t-elle.

Réduire sa consommation d’essence

CAA-Québec suggère aux automobilistes de diminuer leur consommation d’essence quand ils constatent que le prix est particulièrement élevé dans leur région.

Présentement, ce n’est pas le bon moment de faire le plein. Alors on boude, on s’abstient d’aller à la pompe tant que le prix ne sera pas diminué, évoque Pierre-Olivier Fortin.

Le porte-parole de CAA-Québec conseille d’utiliser une seule voiture par famille lorsque possible, et d’éviter d’appuyer trop fort sur l’accélération lorsque l’on prend la route.

D’après un reportage de Marlène Joseph-Blais

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