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Le masque obligatoire dans les transports en commun au Québec

Le premier ministre François Legault en fera l'annonce mardi, a appris Radio-Canada.

Une femme portant un masque et une visière distribue des masques dans une station de métro de Montréal.

La STM distribuera-t-elle des masques à tous ceux qui n'en ont pas?

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les Québécois seront bientôt obligés de porter un couvre-visage pour prendre le bus ou le métro.

La mesure sera annoncée mardi à Montréal par le premier ministre Legault. Il sera accompagné pour l'occasion du nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé; de la ministre responsable de la métropole, Chantal Rouleau; du directeur national de santé publique, Horacio Arruda; et de sa directrice régionale, Mylène Drouin.

Après avoir « fortement recommandé » le port du masque pendant des semaines, le gouvernement Legault, qui se prépare en vue d'une deuxième vague de COVID-19, a finalement décidé d'imposer cette mesure de protection à tous les usagers des transports collectifs, où il est particulièrement difficile de respecter les règles de distanciation sociale.

Le Dr Arruda, qui n'a jamais exclu de rendre le couvre-visage obligatoire dans certaines situations, semble finalement avoir conclu qu'il s'agissait d'une nécessité.

La mesure sera appliquée d'ici deux semaines.

Des zones d'ombre

On ignore pour le moment les modalités d'application de cette mesure, à savoir : si des masques seront fournis aux usagers qui n'en ont pas; si on leur interdira l'accès aux métros et aux autobus; ou si des amendes seront distribuées aux contrevenants et, le cas échéant, par qui.

Une chose est certaine : l'imposition d'une telle mesure n'était pas le premier choix du gouvernement et des autorités sanitaires, qui ont invoqué à plusieurs reprises les obstacles et les défis que représente l'imposition de cette obligation à l'échelle du Québec.

Mais devant la tiédeur des Québécois envers le port volontaire du masque, les autorités se sont vues forcées de réagir.

Lundi, le Dr Arruda a préparé le terrain en déplorant une fois de plus le relâchement face aux consignes sanitaires, ajoutant que l’imposition du masque dans les transports en commun était une option très, très fortement évaluée actuellement.

À ce stade-ci de la pandémie de COVID-19, l'oubli est selon lui le pire danger qui guette le Québec. C'est important de ne pas oublier que ce virus-là existe encore, a-t-il déclaré. Nous avons tous la responsabilité de nous préparer.

Il n'y a pas qu'au Québec que le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun. C'est déjà le cas à Ottawa, à Guelph et à Hamilton. À Toronto, le port du couvre-visage sera aussi obligatoire à bord des transports collectifs à compter de jeudi.

Pour la chef de l'opposition officielle Dominique Anglade, qui réclamait cette mesure depuis un moment, il était temps que le gouvernement se décide à agir.

Mieux vaut tard que jamais, mais en santé publique, plus tôt aurait été mieux que plus tard, a-t-elle déclaré sur son compte Twitter. Un autre recul de François Legault qui aurait pu être évité alors que nous demandons depuis des semaines le port du masque obligatoire dans les transports en commun.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, se dit elle aussi rassurée. Ça va dans le sens des discussions et des représentations que j’ai faites avec le gouvernement du Québec, mais aussi avec les maires et les mairesses de la communauté métropolitaine de Montréal, dont je suis la présidente, a-t-elle mentionné lundi.

Il faudra toutefois être flexible dans l'application de l'interdiction, plaide Mme Plante.

On ne peut pas empêcher d'honnêtes travailleurs et travailleuses qui auraient oublié leur masque d'entrer dans le transport collectif, je pense que ce serait non productif et ce n’est pas ça l’intention, a-t-elle souligné.

Selon elle, la solution passe par la distribution de masques dans des quartiers moins nantis ou plus touchés, par l'installation de distributrices de masques ou par des campagnes de sensibilisation.

Coronavirus : imposer le port du masque ?

Selon un sondage de l'Association médicale canadienne publié vendredi dernier, le port du masque semble être la mesure préventive la moins suivie, en particulier par les jeunes.

Seulement 42 % des Québécois questionnés ont affirmé se couvrir le visage de façon régulière dans les lieux publics depuis le début de la crise, dont à peine 27 % des répondants âgés de 18 à 34 ans.

Avec les informations de Sébastien Bovet et de La Presse canadienne

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