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S'adapter à la COVID-19 n'est pas toujours évident pour les camps de jour au Québec

Des enfants et des animateurs qui se tiennent par la main assis en cercle.

Certaines activités typiques des camps de jour ne seront pas possibles cet été en raison des normes de distanciation physique.

Photo : Facebook: Sonart Musique

Radio-Canada

À quelques jours de l’ouverture des camps de jour, moniteurs, coordonnateurs et responsables s’affairent à adapter leur environnement et leurs activités dans un contexte de pandémie mondiale.

Alors que le confinement lié au coronavirus s'assouplissait, le gouvernement Legault a annoncé le 21 mai dernier que les camps de jour du Québec pourraient ouvrir cet été, sous certaines conditions.

Le camp de jour Le Relais, à Gatineau, a repris du service dans une formule différente, a expliqué Éric Sakach, le coordonnateur des programmes, en entrevue à Radio-Canada. Lundi avait lieu la première journée de camp et l’accueil des parents.

Ce matin, ça a vraiment très bien commencé, a expliqué M. Sakach. Ce dernier a rapporté que les parents savaient qu’ils devaient se laver les mains et garder leurs distances, même chose pour les enfants.

Ce départ réussi a été possible grâce aux nombreux efforts de réorganisation du camp de jour. Outre les mesures d’hygiène recommandées, les animateurs ont reçu une formation supplémentaire concernant la COVID-19 et la distanciation physique, et les groupes ont été repensés.

On a réduit le nombre maximum d’enfants qu’on peut avoir dans nos différents points de service.

Éric Sakach, coordonnateur des programmes du camp de jour Le Relais

Le coordonnateur a souligné qu'il n’y aurait que 60 enfants maximum par semaine pour le point de service de l’École secondaire du Versant, alors que l’été dernier, cela pouvait aller jusqu’à 150.

Pour le moment, on a annulé toutes les sorties qu’il y avait à l’extérieur, a-t-il ajouté. Pour limiter l’impact de ces annulations, tous les employés ont travaillé à la création d’une programmation motivante et agréable pour tous. Les possibilités sont réduites, mais avec la réouverture des cinémas, des parcs et des jeux d’eau, il y aura moyen de passer un bel été, selon M. Sakach.

Plus difficile pour les petites municipalités

Tous n’ont pas eu les mêmes ressources pour s’adapter au contexte difficile. En effet, le maire de Ripon, Luc Desjardins, a indiqué que le camp de jour de la Municipalité ne pourrait pas rouvrir ces portes cet été. Les nombreuses mesures de sécurité liées à la COVID-19 auraient pu coûter au-delà de 60 000 $ , a-t-il fait valoir.

Pour une ville, c’est peut-être pas un budget important 60 000 $ à 65 000 $ pour un camp de jour, mais pour une municipalité comme la nôtre avec un budget de 2 millions à 2,5 millions de dollars, c’est énorme quand même.

Luc Desjardins, maire de Ripon

Il aurait d’abord fallu embaucher et former 12 moniteurs, alors qu’habituellement, il n’y en a que 5. D'autre part, le camp qui accueille 70 jeunes n’aurait pu accepter que 33 enfants. Le maire de Ripon estime que même si les parents étaient déçus, ils comprenaient et acceptaient la situation.

Le maire de Ripon, Luc Desjardins.

Le maire de Ripon, Luc Desjardins (archives).

Photo : Radio-Canada / Agnès Chapsal

Il aurait fallu aussi une participation plus grande des parents pour les frais d’inscription, a ajouté M. Desjardins. C'était une décision difficile à prendre, a-t-il conclu, en faisait référence aux jeunes qui ont déjà été bien éprouvés par la COVID-19.

Avec les informations de Frédéric Pepin

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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