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Une banque alimentaire pour aider les travailleuses du sexe pendant la pandémie

Deux femmes debout près de plantes à l’extérieur.

La directrice des services communautaires du centre Sage House, Rebecca Blaikie, explique que la plupart des clientes ont perdu presque la totalité de leur revenu dès les premières semaines de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Bryce Hoye/CBC

Radio-Canada

Le centre de ressources Sage House de la clinique Mount Carmel, qui vient en aide aux travailleuses du sexe à Winnipeg, a offert près de 1500 paniers de nourriture à ses clientes depuis le début de la pandémie de COVID-19 au Manitoba.

D’après les gestionnaires du centre, les conséquences économiques de la pandémie sont particulièrement importantes pour les travailleuses du sexe, qui vivaient déjà dans la précarité.

La directrice des services communautaires du centre Sage House, Rebecca Blaikie, explique que la plupart de leurs clientes ont perdu presque la totalité de leur revenu dès les premières semaines de la pandémie.

En plus des paniers de nourriture et des déjeuners, le personnel du centre a distribué environ 1000 trousses d’hygiène depuis le mois de mars et a donné des couvertures, des vêtements et les ustensiles de cuisine.

Des sacs d’aliments sur un comptoir de cuisine.

Les petits déjeuners distribués par le centre sont préparés par le personnel.

Photo : Radio-Canada / Bryce Hoye/CBC

Elle explique qu’en temps normal le centre est un espace sécuritaire où les travailleuses du sexe et les personnes transgenres se rassemblent et prennent part à différentes activités et à des cérémonies traditionnelles. Les visiteurs ont accès à des ordinateurs. Ils peuvent aussi prendre une douche et faire leur lessive, entre autres choses.

Comme de nombreux autres centres de la ville, le centre Sage House a dû fermer plusieurs de ses services.

Afin d’éviter l’isolement au sein de la communauté, dit la directrice des services communautaires, le personnel organise des cercles de partage, des groupes de percussions et offre des enseignements traditionnels en ligne.

Selon elle, tout a été fait pour s’assurer que tous ceux qui veulent participer à ces rencontres virtuelles puissent avoir accès à un ordinateur, mais les choses ne sont pas toujours faciles.

C’est une chose d’offrir des services en ligne, mais nous devons nous assurer que les gens qui veulent en bénéficier aient les moyens de se connecter, dit-elle.

Des préservatifs dans des contenants.

Les trousses de protection distribuée par le centre contiennent des préservatifs.

Photo : Radio-Canada / John Einarson/CBC

Elle rappelle que les rassemblements au centre sont encore interdits.

Cependant, elle annonce que le centre lancera sous peu une campagne de collecte de fonds afin d’amasser de l’argent pour rénover un ancien immeuble situé rue Main, près du siège social de l’organisme.

Cet immeuble permettra d’aider les personnes qui cherchent un emploi tout en respectant la distanciation physique, précise Rebecca Blaikie.

Avec les informations de Bryce Hoye

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