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Un test de détection du SRAS-CoV-2 par la salive est en développement en Saskatchewan

Rangée de tubes avec des cotons-tiges à l'intérieur.

Selon le Dr Siqueira, le test de dépistage par la salive élaboré en Saskatchewan pourrait être offert à la population d’ici le mois de mars.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Des chercheurs de la Saskatchewan élaborent un test de détection du SRAS-CoV-2, le coronavirus à l'origine de la COVID-19, par la salive plutôt que par prélèvement nasal, ce qui pourrait permettre aux personnes de connaître le résultat de leur test en quelques minutes seulement.

L’Université de la Saskatchewan et l’Université de Regina ont récemment obtenu un financement de 1,5 million de dollars d’Ottawa afin de créer, entre autres, un test qui vise à détecter les protéines et les peptides du SRAS-CoV-2 dans la salive.

L’initiative fait toutefois partie d’un projet plus vaste auquel participent aussi des chercheurs de l’Université Western, en Ontario. Leur collaboration vise à mettre au point un prototype d’essai afin de permettre à la population de bénéficier de cette méthode de dépistage.

Un membre du Laboratoire de recherche en protéomique salivaire de l’Université de la Saskatchewan et qui dirige les recherches sur les tests de dépistage par la salive, Walter Siqueira, affirme qu’il serait très simple d’utiliser cette méthode.

Il est très similaire à un test de grossesse qu'on peut acheter dans une pharmacie [...] L’un des avantages de travailler avec la salive est qu'on n’a pas besoin d’une personne spécialisée pour l’obtenir, ajoute-t-il.

Selon le Dr Siqueira, le test de dépistage par la salive pourrait être accessible d’ici le mois de mars 2021.

Le groupe de chercheurs s’est d’ailleurs associé à l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) et à l’Hôpital royal universitaire de Saskatoon pour acquérir des échantillons de salive afin de réaliser des recherches plus poussées.

Nous avons commencé à avoir des données en Saskatchewan sur des cas positifs et sur des cas négatifs, et les données sont très encourageantes. Dans tous les échantillons positifs, nous avons identifié les protéines et les peptides du virus dans la salive, souligne le Dr Siqueira.

La COVID-19 et les dentistes

Parallèlement à ce projet, l’équipe du Dr Siqueira travaille aussi avec des chercheurs de l’Université McGill afin de recueillir des échantillons de salive de nombreux dentistes à travers le pays pour déterminer le taux d’incidence dans cette catégorie de travailleurs.

Comme les dentistes sont en contact étroit avec les patients, ils sont davantage exposés aux risques de transmission du SRAS-CoV-2 que d’autres travailleurs.

Des échantillons de salive seront ainsi prélevés auprès de 220 dentistes chaque mois pour une période d’un an dans le cadre du projet.

Les données obtenues permettront, selon le Dr Siqueira, de déterminer quel équipement de protection individuelle doit être privilégié et quelles mesures de contrôle des infections doivent être instaurées dans le milieu.

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