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Santé mentale : la police est à la recherche d'une nouvelle approche

Tina Baker et Scotty Schumann assis dans une voiture de police

L'infirmière en santé mentale Tina Baker accompagne l'agent Scotty Schumann, à Surrey, en Colombie-Britannique.

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

La Presse canadienne

Les décès et les blessures impliquant des policiers au cours de prétendus contrôles de bien-être, associés aux récentes protestations contre la brutalité policière, génèrent un examen minutieux de la manière dont les agents réagissent aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Les services de police d'Halifax, de Toronto, de Hamilton, de Calgary, d'Edmonton, de Vancouver et de Kelowna font partie de ceux qui se sont associés à des fournisseurs de soins de santé locaux pour créer des unités d'intervention mobiles qui associent les agents à des professionnels de la santé mentale.

Ils vantent ces unités spécialement formées comme un moyen plus efficace de traiter les appels liés à la santé mentale, au moment où des organisations déplorent que le sous-financement chronique des services de santé mentale ait poussé la police dans un rôle pour lequel elle est mal équipée.

Au départ, il n'y a pas un bon soutien pour la santé mentale, donc les gens se retrouvent en détresse et le seul recours semble d'appeler la police ou le 911, explique Margaret Eaton, présidente-directrice générale de l'Association canadienne pour la santé mentale.

Les agents de police ont un degré élevé de discrétion lorsqu'il s'agit de recourir à la force. On fait souvent appel à eux lorsqu'on soupçonne qu'une personne se retrouve en détresse psychologique, car l'idée que les personnes atteintes d'une maladie mentale sont dangereuses est fortement enracinée, ajoute-t-elle.

Selon Meenakshi Mannoe, de la Pivot Legal Society, l'intervention de la police dans les crises de santé mentale conduit trop souvent à renvoyer les gens dans le système de justice pénale.

L'organisme situé à Vancouver travaille avec les communautés touchées par la pauvreté et l'exclusion sociale en mettant l'accent sur la responsabilité de la police, les politiques en matière de drogue, l'itinérance et les droits des travailleurs du sexe.

Nous le voyons dans les statistiques sur les personnes incarcérées, qu'il s'agisse d'Autochtones ayant survécu à un traumatisme intergénérationnel ou de personnes souffrant de problèmes de santé mentale qui ont commis un acte criminel, dit Mme Mannoe, qui est également travailleuse sociale.

Portrait de Scotty Schumann et Tina Baker

Scotty Schumann et Tina Baker font partie du programme « Car 67 » qui associe un agent de police à un intervenant en santé mentale.

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

À Surrey, en Colombie-Britannique, les agents de la GRC disent qu'ils font les choses différemment. Ils travaillent avec des infirmières spécialisées en santé mentale depuis 20 ans grâce au programme Car 67, né d'un partenariat avec la Fraser Health Authority.

La voiture est en fonction de 13 h à 1 h, une période au cours de laquelle la police indique que le volume d'appels liés à la santé mentale a tendance à être plus élevé.

L'année dernière, des agents de la GRC de Surrey ont assisté à plus de 7600 appels liés à la Loi sur la santé mentale et la voiture en a traité un peu moins de 900.

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