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Une pétition demande l’exclusion d'une policière du CA de la patrouille Bear Clan

Une page Twitter.

La page Twitter de Réjeanne Caron

Photo : Twitter/Rejeanne Caron

Une pétition accuse la policière et ancienne candidate conservatrice dans la circonscription de Saint-Boniface-Saint-Vital lors de l’élection fédérale de 2019, Réjeanne Caron, d'avoir tenu des propos inappropriés. Les auteurs demandent son exclusion du conseil d’administration de la patrouille communautaire Bear Clan.

Selon les auteurs de la pétition, Réjeanne Caron aurait entre autres, dans des publications sur Twitter, nié le racisme systémique au sein des forces de police canadiennes, minimisé les conséquences du racisme et qualifié les membres du mouvement Black Lives Matter de nouveaux terroristes.

Mme Caron aurait également affirmé qu’un chef autochtone mentait lorsqu’il a déclaré avoir été victime de violence policière et aurait suggéré que les membres de la communauté qui plaident pour une réduction du budget de la police ne soient plus admis à recevoir les services du 911, ajoutent-ils.

Selon eux, ces opinions vont à l’encontre des valeurs de la patrouille Bear Clan.

Ils précisent que les trois principes fondamentaux promus par la patrouille consistent à éviter la violence, les conflits et les préjugés.

Mme Caron a utilisé sa présence sur les réseaux sociaux pour juger la communauté et trouver des excuses à la violence policière d’une manière inappropriée et conflictuelle.

Les auteurs de la pétition

De plus, les auteurs affirment que l’agente de police n’a pas été respectueuse de la mission de la patrouille. Elle se serait servie de son appartenance au conseil d’administration à des fins politiques, disent-ils.

Ils rappellent que la patrouille a été créée en 2014 pour maintenir la paix et aider les habitants des quartiers défavorisés de Winnipeg à la suite de la mort de Tina Fontaine, dont le corps avait été retrouvé dans la rivière Rouge.

En près de six ans d’existence, elle est passée d’une douzaine de bénévoles à 1600 bénévoles à Winnipeg et est maintenant présente dans 56 communautés à travers le Canada.

Inacceptable, dit l'un des fondateurs

Le co-fondateur de la patrouille communautaire, James Favel, dit avoir été informé des publications de Réjeanne Caron par un internaute. Il qualifie les propos de cette dernière de très problématiques.

Selon lui, il est regrettable qu’elle ait fait de telles déclarations, surtout en ce temps particulier de revendications.

Ces opinions vont à l’encontre de ce que nous défendons. C’est inacceptable! dit-il.

C’est assez choquant de se rendre compte qu’on a eu quelqu’un avec des idées pareilles dans notre groupe pendant aussi longtemps, ajoute-t-il.

James Favel, les bras croisés, se tient debout dans la rue au coucher du soleil.

James Favel, est le co-fondateur du Bear Clan.

Photo : La Presse canadienne

M. Favel rappelle que tous les membres du personnel et les bénévoles de son groupe sont tenus de respecter un certain code de conduite lorsqu’ils s’expriment sur les réseaux sociaux.

Je ne sais pas si les membres du conseil d’administration sont tenus aux règles, mais si tel n’est pas le cas, ils devraient s’ajuster , dit-il.

La semaine dernière, la direction de la patrouille avait fait une publication sur Facebook pour se dissocier des propos de Mme Caron. James Favel indique que cette publication a été supprimée, car la démarche n’était pas appropriée.

Ça a fait plus de dégâts. J’ai autorisé cette publication sans avoir préalablement parlé à Mme Caron , explique-t-il, en précisant qu’il est en vacances.

Il demande maintenant au conseil d’administration de prendre des mesures fortes le plus tôt possible.

Le conseil d’administration doit agir plus rapidement. Pour moi, c’est une évidence. On doit demander à Réjeanne Caron de démissionner, déclare-t-il.

CBC/Radio-Canada a fait une demande d’entrevue au conseil d’administration, qui n’a pas voulu commenter la situation.

Toutefois, le président, Brian Chrupalo, espère que les membres du CA tiendront une réunion lundi.

Elle a beaucoup à dire

Pour sa part, Réjeanne Caron nous a indiqué dans une note écrite qu’elle a beaucoup à dire, mais qu'elle n’accordera pas d’entrevue avant avoir parlé à un avocat.

Une femme avec des lunettes et des cheveux noirs.

Réjeanne Caron est agente de police et compte 23 ans d'ancienneté dans le service de police de Winnipeg.

Photo : Leif Norman

Réjeanne Caron est une femme métisse et mère de famille. Elle compte plus de 23 ans d’ancienneté dans le Service de police de Winnipeg.

Selon James Favel, elle a rejoint le conseil d’administration du Bear Clan en 2018. Dimanche, à 18 h, la pétition avait récolté un peu plus de 810 signatures.

Avec des informations de Mohamed-Amin Kehel et Marina von Stackelberg

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