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Pénurie de logements : moins de familles dans la rue, mais encore du travail à faire

Un appartement

Le premier juillet, 45 nouveaux logements seront livrés à Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À Gatineau, au moins une dizaine de familles se retrouveront sans logement permanent le 1er juillet. C'est moins que lors des années précédentes, mais pour plusieurs organismes communautaires, ces cas s'ajoutent à une crise du logement qui s'aggrave depuis quelques années.

L'Office d'habitation de l'Outaouais a reçu neuf demandes d'aide de ménages qui se feront expulser de leur logement le jour de la fête du Canada. L'organisme a trouvé un hébergement temporaire pour cinq d'entre eux, mais quatre familles ne savent toujours pas où elles pourront dormir dans quelques jours.

La famille de Mélanie Glazer se dit stressée, en cette période de déménagement. Elle vit avec ses trois enfants dans une chambre du Motel Adam depuis six mois.

Le confinement ne l’a pas empêchée de faire toutes les démarches pour trouver un nouveau nid à ses enfants et son conjoint, mais sans succès. Elle perd espoir de trouver un logement convenable.

Avec le premier juillet qui s’en vient, j’ai peur.

Mélanie Glazer, mère de famille

Selon cette dernière, les logements disponibles se louent en moins de 15 minutes sur les réseaux sociaux et les prix ne cessent d’augmenter. Ce que j’avais à 1100 $, je l’ai à 1500 $, indique-t-elle.

Les Œuvres Isidore Ostiguy lui sont venues en aide. Cindy Ringuette, intervenante en soutien communautaire pour l’organisme, calcule que 62 autres ménages logent présentement dans des hébergements d'urgence, comme des chambres d'hôtel.

Mme Ringuette confie que certaines personnes sont en colère et ont même des idées suicidaires en raison de cette situation.

François Roy devant un immeuble.

François Roy est le coordonnateur de Logemen'occupe.

Photo : Radio-Canada

Le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy, explique, en entrevue à Radio-Canada, que l’organisme possède des appartements qui servent à accueillir temporairement des ménages.

Alors que ceux-ci ne devraient y rester que trois à six mois, certains ménages y sont depuis bien plus longtemps en raison de la difficulté à se reloger. On a des famille qui sont là depuis 1 an, dit-il.

L’effet COVID

Selon Karina Osiecka, porte-parole de l'Office d'habitation de l'Outaouais, les neuf demandes d’aide constituent le chiffre le plus bas depuis des années. En effet, à pareille date l'an dernier, une vingtaine de demandes avaient été déposées. Mme Osiecka pense que la pandémie de COVID-19 y est pour quelque chose.

C'est vraiment la COVID qui fait cet effet dominant, parce que c'est souvent autour du mois de mars que les propriétaires envoient les renouvellements et donc la possibilité de résilier le bail, et cette année, ça a fait l'effet que la plupart des ménages ont décidé de rester là où ils étaient, explique-t-elle.

Karina Osiecka en entrevue à l'extérieur, dans un quartier résidentiel.

Karina Osiecka est la porte-parole de l'Office d'habitation de l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada

La porte-parole estime que le marathon de déménagements du premier juillet sera atténué en Outaouais, que ceux-ci seront plutôt étalés sur plusieurs mois.

Il y a très peu de roulement, on ne voit pas cette chaise musicale qu’on voit d’habitude.

Karina Osiecka, porte-parole de l'Office d'habitation de l'Outaouais

Mme Osiecka se réjouit de l’inauguration de 45 logements abordables le 1er juillet. Ces logements seront attribués aux gens qui sont déjà sur la liste d’attente, ajoute cette dernière.

Les organismes d’aide au logement de la région s'entendent pour dire que c'est un pas dans la bonne direction, mais qu'il faudrait en construire des centaines par année pour répondre aux énormes besoins.

Avec les informations de Roxane Léouzon

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