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Toronto : nouvelle manifestation contre la police

Une foule dans un parc.

Ils étaient plus de 1000 rassemblés au carré Nathan Phillips, selon CBC News.

Photo : Radio-Canada / Michael Charles Cole/CBC News

Radio-Canada

« Plus de 1000 » manifestants se sont réunis dimanche après-midi pour demander de profondes réformes des systèmes de police au pays.

Selon CBC News, ils étaient plus de 1000 à avoir répondu à l’appel de la coalition No Pride In Policing (Aucune fierté dans la police, traduction libre). Les manifestants se sont réunis au carré Nathan Phillips, au centre-ville de Toronto. 

L’événement regroupait des Autochtones, des Noirs, des membres de la communauté LGBTQ et des sympathisants à la cause.

Alors que certaines personnes présentes demandaient l’abolition pure et simple de toute forme de police – ce qui comprend les contrôleurs dans les métros de Toronto, la GRC et l’Unité des enquêtes spéciales (UES), entre autres – d’autres manifestants demandaient la réduction du budget de la police de Toronto et une redistribution de ces fonds à des organismes communautaires.

Beverly Bain, organisatrice et porte-parole de la coalition, a déclaré en entrevue à CBC News que l’événement tente de ramener la Fierté à ses racines revendicatrices. 

Selon elle, les personnes noires, les Autochtones et toutes les personnes dites racisées qui meurent aux mains des policiers lors d’interventions représentent un problème urgent pour les communautés bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres et queer de Toronto.

Dans le contexte de la pandémie, nous assistons à des massacres, à la vue de tous, de Noirs, de peuples autochtones, y compris de femmes noires et de femmes autochtones, par la police. Ces tragédies surviennent surtout lorsque les policiers font face à des situations liées aux problèmes de santé mentale, a expliqué Mme Bain.

Elle a ajouté que la coalition soutient la demande de Black Lives Matter d'une réduction de 50 % du budget du Service de police de Toronto et d'une redistribution des fonds aux agences communautaires pour trouver des moyens d'assurer la sécurité de la communauté.

La coalition veut également voir l'abolition de la GRC, car elle affirme que les agents ont commis des actes de violence contre les peuples autochtones, ainsi que des modifications au Code criminel, car elle dit que la loi autorise la police à recourir à la force et que celle-ci se traduit souvent par des décès.

Gary Kinsman, un autre porte-parole de la coalition, a déclaré que l'organisation souhaitait l'abolition de l'UES parce que, selon lui, celle-ci a prouvé qu’elle était incapable d’accomplir sa mission.

Une femme tient une pancarteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les manifestants ont répondu à l'appel de la coalition No Pride In Police.

Photo : Radio-Canada / Kelda Yuen/CBC News

L'UES, une agence indépendante, enquête sur des rapports impliquant des policiers en cas de décès, de blessures graves ou d'allégations d'agression sexuelle en Ontario.

Il s'agit d'un organisme pro-police totalement inefficace. Il devrait être aboli. On devrait réduire son budget à zéro, selon M. Kinsman.

Les organisateurs ont déclaré qu’une motion des conseillers John Matlow et Kristyn Wong-Tam, qui réclame une réduction de 10 % du budget du Service de police de Toronto et présentée la semaine dernière, ne va pas assez loin.

Cela ne signifie rien pour nous. Nous voulons voir la police et les services de police abolis, a ajouté Mme Bain.

Avec les informations de CBC News

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