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Trois fois plus de ménages ont de la difficulté à se trouver un logement

Le reportage de Marie-Pier Mercier

Photo : Radio-Canada

La pandémie a rendu la recherche de logements abordables difficiles pour de nombreux ménages. Les demandes d'aide ont triplé à Québec et encore une vingtaine n'ont pas encore trouvé d'endroit où déménager.

À quelques jours du 1er juillet, des locataires doivent non seulement faire face à la pandémie, mais aussi à un bas taux inoccupation, le plus bas en 15 ans.

La rareté de logement locatif se fait sentir à Québec et ça transparaît dans le nombre de ménages qui ont fait appel à l'aide, souligne Véronique Laflamme, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Cette année, trois fois plus de gens ont fait une demande d'aide à l'approche du premier juillet, comparativement à 77 l'an dernier.

Selon l'Office de l'habitation de Québec, le confinement a ralenti et compliqué la recherche de logements pour bien des ménages.

À la dernière minute, pour plusieurs, ils ont tenté justement de régulariser leur situation [...] ça obligeait ces gens-là à chercher de l'aide, et on le voit bien, à 225 demandes, c'est du jamais vu, explique Claude Foster, le directeur général de l'Office.

Au Québec, 350 ménages n'ont toujours pas trouvé de loyer.

Un taux d'inoccupation très bas

Le taux d'inoccupation pour la région métropolitaine de Québec est de 2,4 %, soit sous les 3 % d'équilibre, précise Véronique Laflamme du FRAPRU.

Toutefois, la crise se fait surtout sentir dans les quartiers centraux, comme Limoilou (1,8 %), Saint-Jean-Baptiste (1,4 %) et Saint-Sauveur (0,7 %).

Les logements annoncés à louer son beaucoup plus chers que ce que peut payer les ménages locataires, particulièrement à revenus modestes, affirme Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au Bureau d'animation et information logement (BAIL).

L’Office municipal d’habitation de Québec se veut rassurant : personne ne se retrouvera à la rue. D'ailleurs, la quasi-totalité des demandes d'aide a été réglée.

C'est sûr qu'on va arriver à des solutions le 1er juillet. Dans certains cas, ça va être des solutions momentanées, le temps de trouver quelque chose de plus long terme, ajoute Claude Foster.

Les organismes d'aide croient que la solution passe par les logements sociaux. Selon eux, leur construction devrait faire partie du plan de relance du Québec.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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