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Le monde passe le cap des 500 000 morts de la COVID-19

Un homme portant un masque passant devant une murale à New York.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché par la pandémie, tant en nombre de décès que de cas.

Photo : AFP / Timothy A. Clary

Agence France-Presse

La pandémie de COVID-19 a désormais infecté plus de 10 millions de personnes et en a tué plus de 500 000. Le nouveau coronavirus continue de faire des ravages aux États-Unis et semble reprendre de la vigueur en Chine.

Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (125 747) devant le Brésil (57 622), le Royaume-Uni (43 550), l'Italie (34 738) et la France (29 778).

L'Europe est le continent avec le plus de morts (190 000), mais l'épicentre de la pandémie est désormais en Amérique latine (2,1 millions de cas et 82 000 décès), frappant particulièrement le Brésil (1,3 million de cas).

Le retour à la normale se poursuit dans de nombreux pays, mais le rythme de la pandémie continue de s'accélérer dans le monde : le nombre de cas déclarés a doublé depuis le 21 mai, et plus d'un million de nouveaux cas de COVID-19 ont été enregistrés lors des six derniers jours.

Des records de contamination aux États-Unis

Les États-Unis demeure le pays le plus touché avec 125 709 morts et 2,53 millions de cas répertoriés.

Tous ces bilans ne reflètent toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations. Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) estiment ainsi de l'ordre de 10 fois plus le nombre d'Américains ayant été contaminés, soit plus de 20 millions de personnes, ce qui représente entre 5 et 8 % de la population.

Près de la moitié des États américains, notamment dans le Sud et l'Ouest, ont connu une recrudescence des cas en juin. Certains comme la Floride (plus de 8500 cas en 24 h) ou le Texas (plus de 6000 nouveaux cas en 24 h), confrontés à un nombre record d'infections, ont dû faire une pause dans le processus de déconfinement.

Une femme accueille les deux travailleurs, vêtus de combinaisons de protection blanches, derrière la porte grillagée de sa cour.

Des travailleurs de la santé font du porte-à-porte à Santa Cruz, en Bolivie, afin de détecter des cas de coronavirus.

Photo : afp via getty images / Enrique Canedo

Ainsi, le gouverneur de Californie a ordonné dimanche la fermeture des bars de Los Angeles et de six autres comtés de cet État du Sud-Ouest américain qui connaît un rebond de la pandémie. Cette mesure concerne potentiellement un total de 13,5 millions d'habitants.

Le secrétaire à la Santé des États-Unis, Alex Azar, a lancé un avertissement aux Américains lors d'une entrevue sur les ondes de CNN dimanche.

Les choses sont très différentes d'il y a deux mois ... C'est une situation très différente, et c'est une situation très, très grave et la fenêtre se ferme pour que nous puissions agir et maîtriser cela.

Alex Azare, secrétaire américain à la Santé

Le démocrate Gavin Newsom a aussi conseillé à huit autres comtés, dont celui de la capitale de l'État Sacramento, de faire de même. Il avait autorisé la réouverture des bars californiens le 12 juin.

De plus en plus de voix, notamment parmi les républicains, s'élèvent pour que Donald Trump lui-même porte un masque afin de donner l'exemple. Le président américain n'est jamais apparu masqué en public. Il s'est aussi moqué de son adversaire démocrate à l'élection présidentielle, Joe Biden, qui en porte un.

Nouvelles éclosions en Chine

Berceau de la pandémie, qui a commencé en décembre à Wuhan, la Chine croyait en avoir fini avec la COVID-19. Mais le virus a refait son apparition mi-juin à Pékin, au point que les autorités ont dû se résoudre à fermer les écoles et à confiner plusieurs milliers de personnes dans les zones résidentielles jugées à risque.

Dimanche, les autorités locales ont annoncé le confinement du canton d'Anxin, situé à 60 kilomètres au sud de Pékin, après la découverte d'une dizaine de cas liés au rebond épidémique.

À Pékin, où 311 cas ont été diagnostiqués et quelque 7,7 millions de personnes, testées, la situation épidémique est grave et complexe, a reconnu dimanche Xu Hejian, un porte-parole municipal.

En revanche, la Corée du Sud poursuit son retour à la normale. Le pays a réussi à maîtriser la situation grâce à une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes infectées, sans même imposer de confinement obligatoire. Les spectateurs seront à nouveau autorisés à assister aux rencontres sportives, ont annoncé dimanche les autorités.

Ailleurs dans le monde

Un policier remplit le contrat d'infraction, accompagné d'un collègue et de deux hommes. Tous sont masqués.

Des policiers indiens donnent une amende à un contrevenant aux mesures restrictives de déplacement imposées la fin de semaine et les jours fériés pour lutter contre le coronavirus, à Amritsar.

Photo : afp via getty images / Narinder Nanu

En Iran, le gouvernement a décrété le port du masque obligatoire dans certains lieux publics et le rétablissement de mesures restrictives, au lendemain d'un appel du Guide suprême à la vigilance.

Pays le plus touché par la pandémie au Moyen-Orient, l'Iran a enregistré un record de 144 décès au cours des dernières 24 heures, le plus haut en près de trois mois, qui porte le bilan national à 10 508 morts.

L'épidémie s'accélère aussi en Inde, qui a dépassé les 500 000 cas de coronavirus et enregistré un record de quelque 18 500 cas en une seule journée samedi.

Contrairement à la Chine, où la pandémie était relativement plus concentrée autour de Wuhan et de quelques autres villes, l'Inde a une diffusion plus étendue qui rend les choses un peu plus compliquées pour le système de santé.

Anant Bhan, un expert en santé publique

Le Sri Lanka voisin, où seules 11 personnes ont succombé au virus, a de son côté mis fin dimanche aux mesures de confinement qui avaient été réintroduites fin mai dans la crainte d'un rebond épidémique.

En Amérique latine, la Bolivie a connu samedi un record de cas quotidiens de coronavirus, soit 1253 infections supplémentaires, portant le nombre total à 30 000. Nous entrons dans une phase d'augmentation rapide des cas de COVID-19, a reconnu le ministre de la Santé, Eidy Roca.

Crise économique

En Europe, le déconfinement est largement entamé. L'heure est à la définition d'une stratégie économique pour sortir de la crise.

En Grande-Bretagne, le premier ministre Boris Johnson s'apprête à dévoiler un ambitieux plan de relance basé sur de grands travaux d'infrastructures (routes, écoles, hôpitaux, prisons).

Pas question de revenir à l'austérité comme il y a dix ans, a assuré M. Johnson au Daily Mail. Selon le journal, le chef du gouvernement va dévoiler ce plan, qu'il décrit comme un très grand moment, lors d'un discours mardi.

L'Arabie saoudite va devoir, elle, se passer de 16,3 milliards de dollars de recettes tirées du pèlerinage de La Mecque, et ce, alors que le premier exportateur de brut au monde est déjà frappé de plein fouet par la chute des prix du pétrole et l'impact économique du confinement.

Après avoir accueilli 2,5 millions de pèlerins en 2019, le royaume a dû se résoudre à n'accepter que 1000 fidèles cette année pour cause de pandémie.

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