•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Premières Nations veulent leur part pour nettoyer leurs puits de pétrole et de gaz

À gauche un puit de pétrole, à droite Stephen Buffalo.

Les Premières Nations veulent simplement leur juste part du financement pour le nettoyage des puits, souligne le président du Conseil des ressources indiennes, Stephen Buffalo.

Photo : Radio-Canada / Kyle Bakx

Radio-Canada

Alors que la Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan distribuent les fonds fédéraux pour remettre en état des puits de pétrole et de gaz inactifs, les dirigeants autochtones craignent qu’aucune partie de l’argent ne soit dépensée pour nettoyer leurs terres.

Le gouvernement fédéral a annoncé cet argent dans le cadre de son programme d’aide au secteur pétrolier.

Les trois gouvernements provinciaux ont déjà commencé à répartir l’argent, mais jusqu’à maintenant rien n’a été consacré à l’assainissement des puits sur les terres des Premières Nations, a indiqué Stephen Buffalo, le président du Conseil des ressources indiennes qui représente plus de 100 Premières Nations ayant des réserves de pétrole et de gaz.

Nous faisons partie de comités de travail. Entre-temps, les fonds sont versés , dénonce-t-il.

Jusqu’à maintenant, seule la Colombie-Britannique a indiqué qu’elle était disposée à réserver des fonds spécifiquement pour les Premières Nations.

La deuxième tranche de 50 millions de dollars pourrait comprendre une allocation particulière pour les entrepreneurs autochtones , est-il mentionné dans une lettre de la province adressée au Conseil des ressources indiennes plus tôt ce mois-ci.

Dans une déclaration envoyée par courriel, une porte-parole du gouvernement de la Saskatchewan a mentionné que les entreprises, les collectivités et les peuples autochtones bénéficieront de façon appropriée de toutes les étapes du programme de nettoyage des puits. 

Quant au gouvernement de l’Alberta, il ne s’est pas engagé à accorder une portion de l’argent aux Premières Nations, mais un porte-parole a souligné dans un courriel que les mesures de soutien nécessaires sont en place pour favoriser la participation des collectivités autochtones .

Stephen Buffalo dit que les discussions sont en cours avec les trois provinces, mais que les Premières Nations ont besoin d’un engagement ferme.

Un puits de pétrole entouré d'une clôture.

L'Alberta compte plus de 3400 puits orphelins, la plupart situées sur des propriétés de propriétaires fonciers ruraux.

Photo : Radio-Canada

J’espère juste que nous ne tomberons pas entre les mailles du filet. Ce n’est pas tout le monde qui se sent en confiance avec le processus , souligne-t-il en ajoutant que la principale préoccupation est de nettoyer les puits pour s’assurer qu’il n’y a pas de fuites qui pourraient contaminer les terres des Premières Nations.

Selon le chef Roy Fox de la Tribu des Blood située dans le sud-ouest de l’Alberta, il y a au moins 900 puits sur les terres des Premières Nations qui seraient admissibles au financement fédéral. Lui aussi est inquiet que peu d’argent ne serve à nettoyer les puits sur le territoire autochtone.

Pétrole et gaz des Indiens du Canada, l’organisme fédéral qui gère l’exploitation des ressources sur les terres des Premières Nations encourage les trois provinces à veiller à ce qu’une partie de l’argent provenant d’Ottawa soit allouée aux groupes autochtones.

Cela stimulerait les possibilités d’emploi pour les membres de la collectivité et favorisera leur bien-être général, surtout en cette période sans précédent , a écrit Strater Crowfoot, le président-directeur général de Pétrole et gaz des Indiens du Canada, dans une lettre à l’attention des trois gouvernements provinciaux.

Avec les informations de Kyle Bakx

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !