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La pénurie de logements en temps de pandémie inquiète le FRAPRU

Des résidents de Québec participent à un déménagement.

Le FRAPRU dit ne pas avoir l’assurance que « tous les ménages mal pris pourront avoir accès à de l’entreposage et à de l’hébergement temporaire » s'ils se retrouvent sur le trottoir mercredi prochain. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À quelques jours du grand déménagement du 1er juillet, qui aura lieu cette année dans un contexte de pandémie, l’accès au logement demeure problématique. Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) pense que deux fois plus de locataires pourraient se retrouver à la rue début juillet.

En entrevue à ICI RDI, Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, fait état de 350 ménages au Québec, dont 220 dans le Grand Montréal, qui sont actuellement à la recherche d’un logement pour le 1er juillet.

À Gatineau, par exemple, où l’on connaît une pénurie de logements depuis plusieurs années, il y a de nombreuses familles qui sont en hébergement temporaire depuis des semaines, explique Mme Laflamme.

Un plan d’action gouvernemental de 71,5 millions de dollars pour le 1er juillet a été dévoilé récemment pour atténuer les effets de cette pénurie, notamment à l'aide de suppléments au loyer. Mais les choses sont bien différentes sur le terrain, selon la porte-parole du FRAPRU.

Malheureusement, les mesures ont été annoncées encore une fois tardivement […] Dans les faits, ce n’est que vendredi que ces suppléments-là ont été rendus disponibles. Au moment, où l'on se parle, on craint que très peu de ces subventions n’aient été rendues accessibles aux ménages locataires à qui cela aurait permis de signer un bail pour le 1er juillet, ajoute Mme Laflamme.

Elle précise ne pas avoir l’assurance que tous les ménages mal pris pourront avoir accès à de l’entreposage et à de l’hébergement temporaire s'ils se retrouvent sur le trottoir mercredi prochain.

Au niveau de l’hébergement temporaire, le gouvernement rembourse une partie des dépenses des municipalités, mais ce ne sont pas toutes les municipalités qui ont eu le temps de mettre en place un tel service.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU
Déménagement à Montréal

Déménagement à Montréal (archives)

Photo : Claude Boucher

Comment faire avec des loyers toujours plus chers?

Selon la Société canadienne de l’hypothèque et du logement (SCHL), un logement disponible à Montréal est au moins 25 % plus cher, rappelle Mme Laflamme. Cela ajoute aux difficultés, alors que le taux d’inoccupation est le plus bas en 15 ans au Québec.

À l'échelle nationale, le taux d'inoccupation est établi à 2,2 %, son niveau le plus bas depuis 2002, alors qu’il était de 2,4 % en 2018.

Face à cette rareté, mieux informer les ménages est crucial.

Il faut rapidement faire connaître l’information aux ménages locataires, insiste Véronique Laflamme. On doit les inviter, entre autres, à contacter la Société d’habitation du Québec (SHQ) pour avoir accès à l’aide, quelle que soit leur municipalité. Plusieurs ménages ne savent pas qu’ils y ont droit.

André Ménard, porte-parole de la SHQ, abonde dans le même sens. Il considère que la SHQ a tous les outils pour permettre de trouver un logement aux différents ménages québécois en ce 1er juillet.

À Montréal, 141 ménages sont accompagnés selon la SHQ. À Québec, 96 % des dossiers se sont résolus positivement, alors qu’à Gatineau, on parle d’une dizaine de ménages qui demeurent sans logement pour le moment, explique M. Ménard.

Le porte-parole de la SHQ rappelle que la collaboration avec les municipalités et les organismes comme le FRAPRU a donné de bons résultats sur le terrain.

Pour appeler la Société d’habitation du Québec (Nouvelle fenêtre) (SHQ), il faut composer le 1 800 463-4315

Pour ce qui est des logements sociaux, question que le FRAPRU juge primordiale pour venir à bout de la pénurie, M. Ménard croit qu'il faut en construire davantage.

Il rappelle toutefois que durant les deux derniers exercices financiers, le gouvernement a offert 410 millions de dollars de plus à la Société pour pouvoir construire les 15 000 unités de logement qui étaient en réserve.

Jusqu’ici, quelque 2800 logements sociaux et communautaires ont été offerts à des familles québécoises.

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