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La nouvelle mouture du PEQ dénoncée à Sherbrooke

Deux personnes masquées portent une pancarte indiquant « Réforme du PEQ, décalée ».

La réforme du PEQ est dénoncée par de nombreux étudiants étrangers de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

Radio-Canada

Une trentaine de personnes se sont rassemblées devant l'hôtel de ville de Sherbrooke samedi après-midi afin de dénoncer la nouvelle mouture du Programme de l'expérience québécoise qui devrait entrer en vigueur dimanche.

Les manifestants déplorent que plusieurs critères d'admission de ce programme permettant d'accélérer l'accès au statut de résident permanent pour les diplômés aient été revus.

Une deuxième réforme du PEQ a été présentée à la fin du mois de mai, après que la première eut été mise en veilleuse en raison d'incohérences qui avaient forcé le gouvernement de François Legault à présenter des excuses l'automne dernier.

À Sherbrooke, c'est le cri du cœur de l'étudiante originaire d'Haïti, Fritzna Blaise, qui a convaincu l'Association interculturelle des étudiants de l'Université de Sherbrooke de tenir une manifestation. L'AIÉUS affirme avoir reçu de nombreux témoignages d'étudiants étrangers qui dénoncent la réforme de ce programme.

Principales modifications du PEQ dénoncées par les manifestants

  • Pour être admissible au programme, il sera désormais nécessaire d’avoir travaillé au moins un an à temps plein dans la province.
  • Certaines professions, comme celles de serveur, de caissier ou de travailleur agricole ne sont pas prises en compte dans l'expérience de travail.
  • Le délai de traitement des demandes passe de 20 jours à 6 mois.
  • Les étudiants étrangers qui se trouvent déjà dans la province n'ont pas accès à une clause de droits acquis.

Les jeunes diplômés dans une situation précaire

Avant la réforme, les postulants qui avaient leur diplôme en main pouvaient immédiatement soumettre leur dossier afin de recevoir rapidement leur résidence permanente.

Alors qu'ils devront maintenant travailler à temps plein pour se qualifier, plusieurs étudiants étrangers pourraient se retrouver dans une situation précaire, dénonce l'AIÉUS.

Des manifestants sont rassemblés devant l'hôtel de ville en gardant leurs distances.

Une trentaine de personnes ont dénoncé la nouvelle mouture de la réforme du PEQ à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Katy Larouche

La réforme du PEQ va venir encore plus complexifier le parcours, qui est déjà très difficile pour les étudiants et travailleurs internationaux, se désole Félix Guay-Dufour, le président de l'AIÉUS.

Sans accès au statut de résident permanent, les jeunes diplômés ne bénéficieront pas de couverture d'assurance médicale, par exemple.

Dans ce contexte, l'étudiante en maîtrise en sciences de la santé Fritzna Blaise, qui est aussi psychiatre, s'inquiète pour la santé mentale des étudiants étrangers comme elle.

Ça nous plonge dans une forme de détresse psychologique. C'est difficile de se projeter dans l'avenir et de se construire dans le présent.

Fritzna Blaise, étudiante en maîtrise en sciences de la santé

Nouvelle ministre de l'Immigration interpellée

À Montréal, plus de 200 personnes se sont réunies pour demander à la nouvelle ministre de l'Immigration Nadine Girault, nommée à ce poste le 22 juin, de prendre en compte leurs revendications dans ce dossier.

C’est en raison de sa popularité grandissante que le PEQ, qui a vu le jour en 2010, a été révisé. L'an dernier, près de 15 000 étudiants et travailleurs temporaires en ont bénéficié.

Le gouvernement dit vouloir favoriser la venue de travailleurs dont le profil correspond davantage aux besoins du marché du travail.

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