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« Un sauvetage » réclamé par l'industrie touristique aux îles de la Madeleine

Un bateau dans un champ devant un cap aux îles de la Madeleine.

Est-ce trop peu, trop tard pour la saison touristique des îles de la Madeleine?

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

À l'heure où les Madelinots tentent de se tirer d'affaire avec l'une des plus courtes saisons touristiques de leur histoire, certains acteurs de l'industrie ont l'impression que c'est trop peu, trop tard, et craignent que la relance ne suffise pas. Ils réclament un plan de sauvetage sur mesure pour l'archipel.

Samedi matin, Frédéric Côté, directeur de la Corporation du Parc de Gros-Cap, va prendre des nouvelles de ses clients fraîchement arrivés. Il s'agit d'un couple de Québec qui s'installe dans son véhicule récréatif au camping pour les deux prochains mois. Ma plus grande inquiétude était de ne pas pouvoir venir cet été, raconte Agathe Riverin, qui vient se reposer dans l'archipel chaque été depuis 14 ans.

Si elle a craint pour ses vacances, Frédéric Côté, lui, s'est demandé à plusieurs reprises s'il allait pouvoir l'accueillir.

Depuis le mois de mars, c'est des montagnes russes ici; on a eu plusieurs vagues d'annulation selon les différentes nouvelles qui nous arrivaient [...] à la fois du Québec et des Maritimes. Entre les vagues d'annulations, il y a eu des vagues de réservations; ça a vraiment joué au yoyo, indique-t-il.

Un homme devant des bâtiments et la mer.

Le directeur de la Corporation du Parc de Gros-Cap, Frédéric Côté, a complètement changé ses attentes à l'égard de la saison touristique.

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

Ces vagues de réservations et d'annulations ont fait mal aux îles de la Madeleine. La saison touristique amputée de deux mois sera trop courte pour permettre à l'industrie de rebondir, selon Monique Bourque, propriétaire de la seule agence de voyages de l'archipel.

Elle reproche au gouvernement du Québec d'avoir tardé à essayer de s'entendre avec les provinces voisines pour assurer les déplacements vers les îles.

Le gouvernement du Québec sait très bien que les îles de la Madeleine, rendu au mois de juin, c'est rendu trop tard. Comme il ne sécurisait pas la clientèle touristique de venir chez nous, automatiquement, ce qui se passait, c'était de l'annulation; tu pouvais faire 20 annulations pour avoir 2 réservations, déplore-t-elle.

Agathe Riverin devant un véhicule récréatif dans un camping au bord de la mer.

« Ma plus grande inquiétude était de ne pas pouvoir venir cet été », raconte Agathe Riverin.

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

Un traitement particulier

Mme Bourque, qui travaille depuis 42 ans dans l'industrie touristique, croit que le gouvernement du Québec a un devoir envers les îles de la Madeleine. Je comprends que toutes les régions du Québec ont un problème, mais dans toutes les autres régions, le tourisme s'étend sur sept, huit, dix mois par année, mais pas chez nous. La période touristique qui nous reste va être d'hier jusqu'au 15 septembre, plaide-t-elle.

Par conséquent, une situation précaire attend les travailleurs cet automne, puisqu'ils n'auront pas accumulé le nombre d'heures nécessaires pour avoir droit aux prestations de l'assurance-emploi et que les programmes spéciaux liés au coronavirus ne seront plus en place.

Dans ces circonstances, Monique Bourque réclame un plan de sauvetage sur mesure pour les Madelinots.

Le gouvernement du Québec parle d'une relance [...] Avant de faire une relance aux îles de la Madeleine, je pense qu'on se doit de faire un sauvetage. Et contrairement à la saison touristique, elle espère que la réponse du gouvernement ne tardera pas.

De retour au camping du Parc de Gros-Cap, Frédéric Côté, lui, n'a pas la tête aux pronostics.

C'est encore un marathon, on a la fatigue accumulée de toute la mise en place. Par contre, l'été est arrivé aux îles, la chaleur est au rendez-vous, donc ça nous donne une espèce de bonheur. Mais il admet qu'il a complètement changé ses attentes à l'égard de la saison touristique qui commence.

On prend ça comme ça vient, c'est à suivre, dit-il.

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