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Les Nations du Traité no 6 exigent la démission du rédacteur de Jason Kenney

À gauche, Paul Bunner descend d'un avion. À droite, le drapeau des Nations du Traité no 6.

Dans un article de 2013, Paul Bunner (à gauche) dénonce ce qu'il considère comme une récupération de l'histoire des pensionnats autochtones par les Premières Nations.

Photo : LinkedIn (à gauche) et Nathan Gross/Radio-Canada (à droite)

Radio-Canada

Les Premières Nations albertaines du Traité numéro 6, exigent la démission de Paul Bunner, le rédacteur de discours de Jason Kenney, pour avoir qualifié l’histoire des pensionnats autochtones de « génocide bidon » dans un texte d’opinion de 2013.

N’importe quel gouvernement qui veut établir un lien de confiance avec les communautés autochtones doit s’assurer que ses employés sont tenus responsables de leurs propos discriminatoires envers les Autochtones, qui plus est lors d’un processus de réconciliation, souligne la déclaration des chefs du Traité no 6.

Jason Kenney et Paul Bunner sont sur la sellette depuis qu’une série d’articles parus de la fin des années 1990 à 2016 ont été rappelés à la mémoire collective par l’opposition néo-démocrate albertaine.

Les Premières Nations indignées

Dans sa déclaration, les la Confédération des chefs du Traité numéro 6 qualifie d’hautement disgracieux le manque d’égard de M. Bunner envers l’une des plus grandes tragédies [leur] histoire.

Les chefs dénoncent l’idée véhiculée par le rédacteur de discours selon laquelle le récit des pensionnats autochtones pourrait être récupéré pour endoctriner les jeunes de ces communautés et en faire des recrues mûres pour une insurrection.

L’article de Paul Bunner a été écrit après les excuses officielles [du gouvernement Harper] pour les pensionnats autochtones, en 2008. Il est clair qu’il n’a pas la capacité de voir au-delà de ses propres privilèges et de s’excuser d’avoir insulté les survivants des pensionnats et leurs enfants, disent les chefs.

Pour préserver l’honneur de la Couronne, il faudrait le congédier immédiatement, exigent-ils.

Selon un porte-parole du premier ministre albertain, les opinions de M. Bunner auraient évolué au fil du temps.

Appels à la démission

Les propos de Paul Bunner sont simplement dégoûtants, selon la chef régionale pour l’Alberta à l’Assemblée des Premières Nations, Marlène Poitras, qui croit, elle aussi, que ce dernier doit démissionner.

En plus des propos tenus sur les Premières Nations, Mme Poitras cite notamment la pensée du rédacteur sur l’homosexualité et les droits des femmes exprimée dans la série d’articles en question pour expliquer l’inaptitude de ce dernier à exercer une fonction proche du gouvernement.

Le premier ministre devrait lui demander de démissionner et le laisser aller immédiatement, souligne-t-elle.

Même son de cloche du côté de Cora Voyageur, une membre de la Première Nation Chipewyan de l’Athabasca qui a survécu aux pensionnats autochtones.

Celle qui enseigne aujourd’hui la sociologie autochtone à l’Université de Calgary se dit choquée par les propos de Paul Bunner, qui tranchent avec la tentative de rapprochement du gouvernement Kenney auprès des Premières Nations.

Je crois que l’ancien gouvernement, celui de Rachel Notley, a fait un immense progrès auprès des communautés autochtones et qu’il y avait là une opportunité, explique-t-elle.

Je crois que [Jason] Kenney essaie [...] mais il devrait se débarrasser de Paul Bunner. Ce que montrent ces articles publiés pendant plusieurs années, c’est que son opinion n’a jamais changé.

C’est loin d’aider un régime qui tente de s’allier les Autochtones, conclut-elle.

Avec les informations de Joel Dryden

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Alberta

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