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Voyages internationaux : le casse-tête des assurances et des restrictions frontalières

Photo d'un avion sur le tarmac d'un aéroport et d'un autre qui décolle.

Les Européens ne sont pas parvenus à s'accorder sur une liste de pays où le niveau de contamination au COVID-19 permettrait de les considérer comme "sûrs".

Photo : iStock

Maud Cucchi

La réouverture progressive des frontières invite au voyage, mais l'Association canadienne des agences de voyages (ACTA) met en garde les clients: les assurances ne couvriront pas vos frais si vous tombez malade à cause de la COVID-19, à l’extérieur du pays.

Si vous vous cassez une jambe, il n’y a aucun problème, mais si vous attrapez la COVID-19 dans un autre pays, les assurances ne couvriront pas vos frais hospitaliers, avertit André Desmarais, président de la section Québec de l'ACTA.

La COVID-19 relève d' un risque préexistant et dans toutes les conventions d’assurances, les risques préexistants ne sont jamais couverts pas les assurances pour l’aspect médical, explique-t-il en entrevue sur ICI RDI.

Le Québec - tout comme la Colombie-Britannique et l’Ontario - dispose d’un fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages. Ce dernier est prévu pour rembourser les clients des sommes versées à une agence pour des services qui n’ont pas été fournis en raison d’une situation de faillite ou d’insolvabilité d’une agence de voyages enregistrée, d’un organisateur de voyages ou d’un fournisseur final (compagnie aérienne ou croisiériste).

Les assureurs renvoient les clients au fonds d’indemnisation qui veut renvoyer ça aux assurances annulation, alors on est pris entre deux feux, analyse André Desmarais.

Les clients ne sont pas contents, ça prend énormément de temps, on est sur le point de faire exploser le fonds d’indemnisation avec toutes les réclamations.

André Desmarais, président de la section Québec de l'ACTA.

Partir en « connaissance de clause »

Quant au crédit voyage qui permettrait un report des sommes déboursées pour un déplacement annulé, c’est un sujet très glissant en ce moment dans le domaine du voyage, particulièrement au Québec, reconnaît M. Desmarais.

Le 25 mars, l’Office des transports du Canada a approuvé le recours aux bons ou aux crédits par les transporteurs aériens du Canada comme étant une solution convenable, à condition qu’ils n’expirent pas dans un délai déraisonnablement court.

Si certaines provinces l’autorisent, fait remarquer M. Desmarais, l'Office de la protection du consommateur (OPC) n’a pas pris une décision qui permette les crédits voyages comme une solution de remboursement. À la mi-mai, le premier ministre François Legault avait exprimé le souhait que les consommateurs dont le voyage a été annulé en raison de la pandémie soient tout simplement remboursés.

Les crédits voyages sont loin de faire l’unanimité dans la mesure où ils n’ont pas la même valeur qu’un remboursement, puisque les compagnies aériennes ne garantissent pas d’obtenir un vol au même prix et qu’elles obligent ainsi les clients à réserver avec la même compagnie plutôt que de pouvoir magasiner ailleurs.

Alors que les restrictions de voyages s'assouplissent et que les vacances estivales se planifient, le marché de l'aviation commerciale se prépare à redécoller. Air Canada et WestJet ont indiqué vendredi qu’elles mettraient fin à leurs politiques de distanciation des sièges à bord de leurs appareils à compter du 1er juillet.

Des restrictions frontalières à géométrie variable

Sur son site Internet, le gouvernement du Canada continue toutefois de conseiller d’éviter les voyages non essentiels à l’extérieur du Canada en raison de la pandémie de COVID-19.

Il met en garde contre des fermetures d'espaces aériens et les restrictions de déplacement qui peuvent survenir sans préavis et pourraient empêcher votre retour au Canada. Il prévient les voyageurs canadiens qu’il ne planifie pas organiser d'autres vols pour les rapatrier pendant la pandémie de COVID-19.

Si la frontière canado-américaine restera fermée au moins jusqu'au 21 juillet prochain, la réouverture des frontières européennes reste encore en suspens. Leur contrôle relève d’une compétence de chaque État européen.

Les voyages non essentiels vers l'UE sont interdits depuis la mi-mars. Cette mesure doit être levée progressivement à partir du 1erjuillet, en privilégiant les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l'UE, (où la pandémie a reflué), voire meilleure.

Les Européens ne sont toutefois pas parvenus à s'accorder sur une liste de pays où le niveau de contamination au COVID-19 permettrait de les considérer comme sûrs, permettant à leurs résidents de venir en Europe en juillet, a-t-on appris, samedi, de sources diplomatiques à Bruxelles.

Avec les informations de Agence France-Presse

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