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Klô Pelgag retrouve la lumière sur Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

La jeune femme porte un capuchon rouge et une collerette blanche.

La pochette de l’album Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est un portrait de Klô Pelgag de la peintre française Florence Obrecht.

Photo : Florence Obrecht

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Klô Pelgag a lancé hier son troisième album, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, un disque au nom un peu lugubre qui représente la période sombre qu’a vécue la chanteuse dans les dernières années, mais aussi la lumière qu’elle a retrouvée depuis.

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est un petit village habité par une trentaine de personnes, dans le Bas-Saint-Laurent. La chanteuse passait souvent devant lorsqu’elle était jeune et l’endroit la traumatisait, ne serait-ce que par son nom.

Pour moi, le nom évoquait quelque chose de plutôt lugubre, et ça a interpellé mon imaginaire. C’est un peu le parallèle que je fais avec un état d’esprit qui est plus négatif ou dépressif, explique-t-elle en entrevue avec Eugénie Lépine-Blondeau, à l’émission Tout un matin.

Dans une vidéo publiée en janvier, où elle explique la genèse de ce nouvel album, Klô Pelgag affirme qu’après plusieurs années de surmenage, elle s’est retrouvée exactement à cet endroit-là, au centre de toutes [ses] angoisses.

C’est un épais brouillard qui s’est installé dans ma tête. Un ciel noir, opaque. J’habitais désormais cet endroit que j’avais moi-même imaginé, construit.

En août 2019, la chanteuse s’est décidée à aller visiter le village en question, qui est en fait une île. Je suis arrivée dans un endroit complètement idyllique [...], dont l’âme n’a pas été pervertie ni dénaturée par l’humain, explique-t-elle.

Le village sombre qu’elle s’imaginait enfant s’est finalement révélé être un endroit lumineux, qui a contribué à lui redonner espoir. Derrière les choses qui semblent effrayantes et insurmontables peuvent parfois s’en cacher d’encore plus belles.

Fière d’être heureuse

Aujourd’hui, je suis fière de pouvoir dire que je suis plus heureuse que jamais, affirme la chanteuse. J’ai même l’impression de n’avoir jamais autant savouré ce sentiment-là, dont j’ai tellement entendu parler et qu’on appelait communément le bonheur.

Cette fierté, elle s’applique également à son album.

Pour moi, c’est l’album salvateur, l’album avec lequel j’ai le plus appris consciemment, j’ai l’impression. [...] J’en avais besoin, j’avais soif de faire quelque chose qui n'était pas la même chose que j’avais déjà faite, explique-t-elle à Eugénie Lépine-Blondeau.

« Ces chansons-là m'ont sauvé la vie. »

— Une citation de  Klô Pelgag, autrice-compositrice-interprète

Encore une fois, pour cet album, Klô Pelgag a travaillé avec le guitariste Sylvain Deschamps, qui est son coréalisateur depuis 2013.

Je suis fière aussi d’avoir appris à travers ça à me faire confiance et de m’être impliquée autant dans la réalisation, aux côtés de mon ami Sylvain Deschamps.

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est un album à la fois mélancolique et lumineux, dont les chansons, qui mettent souvent de l’avant le piano, sont enrobées de riches arrangements de cordes.

Si la chanteuse a un message à transmettre, c’est surtout de ne pas être trop exigeant envers soi-même.

J’ai l’impression que [l’album] m’a aidée à me libérer de cette rigidité et de cette dureté que j’avais envers moi-même. [...] Je le souhaite à tout le monde. Je trouve qu’on est sévères envers nous-mêmes et il faut lâcher prise un peu dans la vie.

Avec les informations d'Eugénie Lépine-Blondeau

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