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Transport scolaire : le ministre Roberge en quête « d'assouplissements »

Le reportage de Marie-Pier Mercier

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Devant les défis rencontrés par les centres de services scolaires lors de l'élaboration de leurs plans de transport en prévision de la rentrée de septembre, le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, tente d'obtenir des assouplissements de la santé publique.

Invité à commenter la situation complexe dans laquelle se trouvent certains centres de services scolaires de la province, le cabinet du ministre Roberge a fait montre d'ouverture et d'une volonté de leur faciliter la tâche.

Nous sommes pleinement conscients des défis que posent les consignes de la santé publique pour l’organisation du transport scolaire, affirme un membre du cabinet de Jean-François Roberge. Nous sommes en contact constant avec la santé publique afin de voir si des assouplissements sont possibles, ajoute-t-il.

Actuellement, la Santé publique recommande de n'accepter qu'un élève par banc et de maintenir un mètre de distance à bord des autobus. Dans plusieurs régions du Québec, la capacité de transport a considérablement chuté.

Nous espérons une réponse positive à cet effet de leur part, compte tenu de l’amélioration de la situation épidémiologique globale.

Francis Bouchard, attaché de presse du ministre de l'Éducation

Si les recommandations de la santé publique devaient évoluer, nous en informerons rapidement le réseau scolaire afin que celui-ci puisse se préparer rapidement pour la rentrée scolaire, assure le cabinet du ministre.

En attendant, les 70 centres de services scolaires de la province sont responsables d'élaborer leur propre plan de transport en tenant compte des contraintes. Et personne ne sait vraiment combien de temps ces dernières vont durer.

Selon le territoire ou le nombre d'élèves à transporter, les réalités varient. Dans les zones plus urbaines, l'usage du transport en commun fait partie des options étudiées pour pallier la réduction de services.

Des modifications aux horaires de certaines écoles sont envisagées à quelques endroits pour permettre de réaliser un même trajet plus d'une fois, matin et soir.

Consulter les parents

La Fédération des comités de parents du Québec demande pour sa part à ce que les parents soient consultés par les centres de services scolaires lors de l'élaboration des plans de transport.

Selon son président Kévin Roy, c'est sur eux que retomberont les conséquences d'un service de transport scolaire réduit. Les parents sont disponibles pour être consultés et les parents peuvent avoir des idées aussi, plaide M. Roy.

Ce dernier rappelle que, lors de la reprise des classes ce printemps après la pause imposée par la pandémie, 63 % des parents s'étaient dits prêts à assumer le transport de leurs enfants. Toutefois, précise M. Roy, ce sondage a été réalisé quand il ne restait qu'un mois à l'année scolaire.

Avec l'hiver et le caractère à plus long terme de la reprise à l'automne, il ne serait pas surpris de voir les résultats changer.

Pour l'instant, le ministère de la Santé et des Services sociaux n'a rien annoncé malgré le déconfinement quasi généralisé au Québec. On y affirme cependant qu'une réflexion est en cours au sujet du transport collectif et du transport scolaire.

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