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Accusées d’espionner un journaliste, les autorités marocaines réfutent

Selon Amnistie internationale, le Maroc piraté le téléphone d'Omar Radi.

Un homme avec une barbe parle devant plusieurs journalistes.

Le journaliste marocain, Omar Radi, s'adressant aux médias devant le tribunal de Casablanca

Photo : Reuters / YOUSSEF BOUDLAL

Agence France-Presse

Les autorités marocaines ont réfuté catégoriquement vendredi les allégations infondées d'Amnistie internationale, selon qui le Maroc a piraté le téléphone d'un journaliste avec un logiciel espion.

Dans un communiqué, les autorités du royaume appellent l'ONG à étayer son rapport par des preuves. Le directeur d'Amnistie au Maroc a été convoqué et il lui a été demandé de fournir dans les plus brefs délais ces preuves, selon la même source.

Amnistie internationale a affirmé lundi dans son rapport que le téléphone d'Omar Radi, un journaliste et militant des droits humains marocain, avait été espionné via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO, utilisé selon elle par les autorités marocaines.

Mercredi, la justice marocaine a annoncé avoir ouvert une enquête sur Omar Radi, qu'elle suspecte de bénéficier de financements de l'étranger en lien avec des services de renseignement.

Jeudi, le journaliste a été interrogé plusieurs heures par la police judiciaire.

Pour lui, cette convocation a un lien direct avec le rapport d'Amnistie et les accusations le visant sont ridicules, a-t-il dit à l'AFP.

J'affronterai avec beaucoup de fermeté cette énième tentative d'intimidation, a-t-il commenté vendredi dans un communiqué.

En mars, il avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir critiqué un juge sur Twitter.

Reporters sans frontières (RSF) a appelé jeudi les autorités marocaines à mettre fin au harcèlement le visant.

Amnistie avait publié en octobre un premier rapport sur l'espionnage des téléphones de deux militants marocains via le même logiciel.

Dans son classement de la liberté de la presse de 2020, Reporters sans frontières classe le Maroc à la 133e place sur 180 pays.

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