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Incendie mortel sur l'A-40 : Bombardier est sévèrement blâmée

Le mauvais entretien du véhicule est mis en cause.

Le camion-citerne a pris feu après le carambolage sur l'autoroute 40, à la hauteur de Lajeunesse.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charon

Radio-Canada

La Commission des transports du Québec a rendu public vendredi son rapport sur l’accident qui a coûté la vie à un camionneur sur l’autoroute 40 à Montréal le 9 août 2016, dans lequel elle conclut que « sans l’état mécanique déficient du véhicule Bombardier, l’accident mortel qui a entraîné le décès de Gilbert Prince ne se serait pas produit ».

Le 9 août 2016, Gilbert Prince, un camionneur père de quatre enfants, circulait sur la voie du centre de l’autoroute 40 Ouest, à bord d'un tracteur avec remorque-citerne, lorsqu'un camion-citerne de Bombardier, qui transportait du combustible pour les avions, s’est immobilisé plusieurs mètres devant lui, de façon intempestive . Ceci a causé un carambolage qui a déclenché un important incendie dans lequel M. Prince est décédé.

Les rédacteurs du rapport soulignent que les feux d’urgence du camion ne s’étaient pas déclenchés, provoquant l'accident. La Commission des normes, de l'éthique, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) avait elle aussi enquêté en 2017 et avait directement mis en cause le mauvais entretien des véhicules de Bombardier.

Le camion de Bombardier impliqué dans l'accident avait eu auparavant des problèmes similaires en 2014, 2015 et en janvier 2016, soit six mois avant l’accident mortel.

Selon le rapport de la Commission des transports, Bombardier a mis en péril la sécurité des usagers de la route et estime que la compagnie tarde encore mettre en place des mesures pour éviter un autre accident de ce genre.

Entre août 2016 et juin 2019, peut-on lire dans le rapport, l’entreprise a réagi aux événements sans pour autant mettre en œuvre rapidement toutes les mesures appropriées pour remédier aux déficiences constatées, afin de respecter ses obligations en matière de sécurité visant les véhicules lourds dont elle est le propriétaire ou l’exploitant.

Par ailleurs, la commission a abaissé la note de sécurité de Bombardier de satisfaisant à conditionnelle.

La commission ordonne à Bombardier de :

  • mettre en place un système de gestion de la sécurité;
  • assurer un meilleur entretien;
  • établir une politique de suivi et des sanctions;
  • fournir preuves de formation;
  • fournir les rapports d’incidents à la SAAQ;

Elle exige également que Bombardier transmette au Service de l’inspection et des permis de la  Commission des transports du Québec « toute la documentation décrite dans les ordonnances […] au plus tard le 30 novembre 2020 ».

Bombardier a réagi au rapport vendredi par courriel dans lequel elle assure qu’elle prend soigneusement note des conclusions de la Commission des transports du Québec et continuera de collaborer étroitement avec les autorités sur ce dossier. Depuis l'accident, Bombardier n'opère pas ce type de camion sur des routes publiques. La santé et sécurité est notre priorité. Bombardier réitère ses sympathies à tous ceux touchés par cet accident.

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