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Le transport interrégional attend l’aide du gouvernement avant de reprendre la route

En accueillant un maximum de 14 passagers à bord de leurs autobus, les transporteurs craignent de rouler à perte.

Le restaurant Le Héron avec un autocar

Un autocar à Carleton-sur-Mer.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Même s’ils ont hâte d’offrir leur service à nouveau, les transporteurs interrégionaux attendent une aide financière du gouvernement provincial, sans qui plusieurs liaisons demeureront inactives.

La Fédération des transporteurs par autobus (FTA) indique que le respect des consignes limite à 14 ou 15 le nombre de passagers qui peuvent prendre place dans des véhicules conçus pour en accueillir 52.

Ce qui est demandé, ce n’est pas de couvrir pour les 52, mais peut-être pour le nombre de passagers minimum pour assurer une rentabilité, couvrir une trentaine de billets manquants par autobus, pour rentabiliser l’opération, explique le président-directeur général de la FTA, Luc Lafrance.

Les liaisons principales qui relient les plus grandes villes sont en activité et les transporteurs ont reçu du financement.

Mais les entreprises qui couvrent les régions du Québec attendent une réponse de la part du ministère des Transports concernant des subventions conçues pour elles.

On commence à s'impatienter. Ça ajoute de la pression sur les transporteurs. Qu'est-ce ce que le gouvernement attend avant de venir nous aider avec des mesures précises? C'est ce qui relie les régions, c’est important de remettre ça en marche.

Luc Lafrance, président-directeur général de la Fédération des transporteurs par autobus

On sait qu’ils sont à l’écoute. Le gouvernement semble faire les efforts nécessaires. On sait qu’il y a des discussions pour dénouer l’enjeu et arriver avec un plan d’aide, précise pour sa part Hugo Gilbert, président d’Intercar en entrevue à l’émission Première heure.

Tous deux confirment que l’industrie du transport interurbain et interrégional a présenté un plan de relance aux différentes instances gouvernementales. Nous sommes toujours en attente, précise Luc Lafrance.

Le secteur ne peut profiter de l’aide de 400 millions de dollars, annoncé la semaine dernière, pour le transport en commun.

Les clients seront-ils au rendez-vous?

Même si elles reçoivent beaucoup d’appels de la part de la clientèle, les entreprises ignorent si les usagers seront de retour lorsque les liaisons reprendront en région.

Tout dépend des scénarios d'achalandage. Si la clientèle est au rendez-vous, si on a le maximum avec les mesures en place, là, on aura moins besoin d’aide. Mais si la clientèle n'est pas de retour, ça va autre chose, fait remarquer Hugo Gilbert.

Luc Lafrance, de la FTA, ajoute que sans aide, des liaisons pourraient très bien disparaître. Selon lui, ce serait alors tous les clients qui seraient perdants, qu’ils soient nombreux ou non à vouloir utiliser les services en temps de pandémie.

Et souvent, ce sont des services pour des gens qui n'ont pas de voiture, qui n'ont pas accès à un service de covoiturage et pour qui la seule option pour respecter la distanciation et se déplacer dans une autre région, c’est le transport interrégional, précise M. Lafrance.

Il mentionne que les pertes financières associées à la crise sanitaire dans son industrie s’élèvent à 5,5 millions de dollars pour mars, avril, mai et début juin. Ce montant augmente tant et aussi longtemps que les chauffeurs interurbains ne retournent pas derrière le volant et que les entreprises ne reçoivent pas de subventions.

Avec la collaboration de Fanny Samson

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