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Le Manitoba interdit les expulsions de locaux commerciaux pendant la pandémie

Des chaises installées sur des tables dans un restaurant fermé en raison de la pandémie de COVID-19.

Le Manitoba a reçu environ 145 demandes dans le cadre de l'Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement du Manitoba a annoncé vendredi après-midi une interdiction temporaire et limitée des expulsions de commerces pendant la pandémie de COVID-19.

Le but de cette mesure est d’augmenter la participation d’entreprises au programme d’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC), selon un communiqué.

Nous savons que c’est un moment difficile pour beaucoup d’entreprises et ce ne devrait pas être empiré par une expulsion si un commerce n’a pas la capacité de payer son loyer à temps , dit le ministre des Finances du Manitoba Scott Fielding.

De nombreuses entreprises ont souffert de pertes importantes avec des fermetures forcées ou un fonctionnement limité. Beaucoup ont du mal à respecter leur bail, à éviter des mises à pied et à gérer une baisse de revenu dû à la COVID-19 , poursuit le communiqué.

Les expulsions commerciales sont interdites si le locataire et le propriétaire sont admissibles à l’AUCLC et qu’ils n’ont pas encore fait de demande.

Le programme d’Ottawa est conçu de manière à permettre aux propriétaires de faire une demande au nom de leurs locataires.

La province soutient que ce ne sont pas tous les propriétaires admissibles à l’AUCLC qui font demande, forçant ainsi les locataires dont le revenu est touché par la pandémie à quitter les locaux qu’ils louent.

Le Manitoba a reçu environ 145 demandes dans le cadre de l’AUCLC et payé environ 1,5 million de dollars en aide, alors que 64 millions de dollars sont disponibles.

L’opposition néodémocrate affirme que cette mesure aurait pu venir bien plus tôt dans la pandémie.

Les propriétaires de petites entreprises réclament un gel des expulsions depuis des mois et certains ont été contraints de fermer définitivement en raison de leur incapacité à payer leur loyer. Cependant, la province a attendu la phase 3 [de la réouverture de l’économie] pour le faire alors que les entreprises sont déjà autorisées à ouvrir , affirme le porte-parole de l'opposition officielle en matière de Développement économique et de Formation, Jamie Moses.

C'est trop peu, trop tard, poursuit-il. Cette annonce est un aveu que le gouvernement Pallister n'a pas fait assez pour aider les petites entreprises.

L’AUCLC est disponible jusqu’au 31 août.

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