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« Nous avons un problème grave », dit le directeur américain de la santé publique

Le directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, Anthony Fauci, portant un masque, regarde le vice-président Mike Pence.

« Nous avons un problème grave dans certaines zones », a déclaré le docteur Fauci, alors que le vice-président Mike Pence a tenté de rassurer les Américains.

Photo : Getty Images / Joshua Roberts

Radio-Canada

La hausse rapide du rythme des contaminations dans le sud des États-Unis est un « problème grave », a averti Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

Nous avons un problème grave dans certaines zones, a déclaré le docteur Fauci, l'expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie, lors d'une conférence de presse de la cellule de crise sur le coronavirus de la Maison-Blanche.

Il a appelé les jeunes en particulier à la responsabilité individuelle, soulignant qu'ils vivaient dans une société interconnectée.

Si vous êtes infecté, vous infecterez quelqu'un d'autre, qui infectera quelqu'un d'autre. Et à la fin, vous contaminerez quelqu'un de vulnérable, cela peut être une grand-mère, un grand-père, un oncle en chimiothérapie ou en radiothérapie, ou un enfant atteint de leucémie, a-t-il expliqué.

Lors de la même conférence de presse, peu auparavant, le vice-président Mike Pence a tenté de rassurer les Américains sur la situation actuelle, assurant qu'elle n'avait rien à voir avec le début de la pandémie en mars et avril.

Il a affiché son optimisme en relevant que 16 États connaissaient une hausse du nombre de cas, mais que 34 autres observaient une stabilité.

Environ la moitié des nouveaux cas sont des Américains de moins de 35 ans, ce qui est une information encourageante. Nous sommes dans une bien meilleure position. La vérité est que nous avons ralenti les transmissions, nous avons aplati la courbe, a déclaré Mike Pence.

Des États font machine arrière

Le Texas et la Floride ont ordonné vendredi aux bars de fermer à nouveau leurs portes. Ces deux États, parmi les plus actifs dans la levée des mesures de confinement, sont confrontés à une forte recrudescence des cas de contamination, et sont donc contraints de faire machine arrière.

La Floride a annoncé 8942 nouveaux cas de COVID-19, une accélération spectaculaire alors que son précédent pic était de 5511, deux jours plus tôt seulement.

Moins touché que d'autres initialement, le Texas subit un fort rebond de la pandémie : près de 6000 nouveaux cas ont été recensés dans la seule journée de jeudi. La maladie touche surtout les jeunes : l'âge moyen des personnes infectées est de 33 ans, contre 65 il y a deux mois.

Les gens ne comprennent pas le sens d'exponentiel, cela signifie que si on part de 7000 cas aujourd'hui au Texas, on pourrait en avoir 14 000 dans quatre jours. On est très en retard.

Barry Bloom, professeur de santé publique à Harvard

Citée en exemple pour sa gestion de la pandémie au début de la crise sanitaire, la Californie doit aussi faire face à une préoccupante recrudescence de cas, notamment chez les jeunes.

Pour autant, le gouverneur Newsom n'a pour l'instant pas manifesté l'intention de faire machine arrière ou d'imposer des confinements ciblés.

Le Dr Anthony Fauci, lui a donné raison récemment. Je ne pense pas que l'État de Californie fasse quelque chose de mal, ça a à voir avec la réaction des gens au processus de réouverture, a expliqué le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

Dix autres États américains ont signalé des hausses record de contaminations cette semaine : l'Alabama, l'Arizona, la Californie, la Caroline du Sud, l'Idaho, le Mississippi, le Missouri, le Nevada, l'Oklahoma et le Wyoming.

La situation est tout autre dans l'État de New York, le plus durement touché dans les premières semaines de l'épidémie, mais qui affiche désormais le plus faible taux de tests positifs de tout le pays.

Les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont rapporté vendredi 2 414 870 personnes contaminées, soit une augmentation de 40 588 cas par rapport à son précédent décompte. Le nombre de décès a quant à lui augmenté de 2516 pour atteindre 124 325.

Avec les informations de Agence France-Presse

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