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Comment assurer la sécurité des pompiers forestiers pendant une pandémie?

Un groupe de pompiers forestiers devant l'aéroport de Timmins.

Des pompiers forestiers sont partis de Timmins lundi pour se rendre au Québec.

Photo : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts

Des mesures sont mises en place pour limiter la propagation de la COVID-19 lors du déploiement interprovincial de pompiers forestiers.

Des pompiers forestiers de l’Ontario et de l’Alberta sont actuellement déployés au Québec pour aider à combattre l’escalade des incendies dans la province.

Le port d'un masque lors de voyages est important, affirme Isabelle Chenard, agente d’information sur les incendies pour le Nord-Est de l’Ontario pour le ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF).

Comme il n’est pas possible de les placer en quarantaine, vu l’urgence de la situation, les pompiers ne doivent pas avoir présenté de symptômes ou avoir été déclarés positifs dans une période de deux semaines avant le départ, précise le porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Stéphane Caron.

Des pompiers ontariens donnent une entrevue à un journaliste.

Les pompiers ontariens sont arrivés lundi à Bagotville. Leur mission doit durer 14 jours.

Photo : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts

Trois équipes de 20 personnes, soit un total de 60 pompiers en provenance de différentes régions du Nord de l’Ontario, ont été envoyées en renfort dans la province voisine.

Un groupe est notamment parti en avion lundi à partir de l’aéroport de Timmins, en direction de Bagotville.

Stéphane Caron explique que toutes les provinces canadiennes doivent respecter des consignes strictes pour accueillir des pompiers d’autres provinces ou en envoyer ailleurs.

Sous le chapeau du Centre interservices des feux de forêt du Canada, les agences de protection [de chaque province] ont travaillé de concert pour établir des protocoles communs.

Stéphane Caron, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu

Le personnel doit s’autoévaluer chaque jour, expliquent M. Caron et Mme Chenard. Si un pompier présente des symptômes, il doit s’isoler.

Un feu de forêt.

La SOPFEU a publié cette photo du feu du secteur de Chute-des-Passes vers midi mardi.

Photo : Courtoisie

Les équipes de chaque province ne se mélangent pas entre elles, affirme M. Caron.

Ainsi, les pompiers ontariens et albertains qui se trouvent en ce moment au Lac-Saint-Jean sont dans des secteurs différents et n’interagissent pas directement avec les pompiers du Québec.

Chaque pompier est hébergé individuellement, ajoute M. Caron. Habituellement, quand on a des pompiers envoyés dans des campements forestiers, ils vont être deux dans chaque chambre. Cette année, c’est impossible.

S’il n’y a pas assez de place, des pompiers dorment dans des tentes, précise-t-il.

S’adapter aux nouvelles mesures

Stéphane Caron souligne que les pompiers forestiers sont habitués à des conditions difficiles.

Ils travaillent dans des situations d’urgence, des situations différentes à chaque fois. Ils doivent s’adapter, c’est dans la nature même de leur travail.

Il cite en exemple le feu de tourbière au Bas-Saint-Laurent, qui demande une stratégie différente.

C’est sûr que ce sont des êtres humains, nuance-t-il. La distanciation sociale et le port du masque, ce n’est pas quelque chose de naturel. On a tendance à se rapprocher. Ça demeure un enjeu de rappel constant.

On a tendance à oublier la pandémie quand on est isolé dans le bois.

Stéphane Caron, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu

C’est vraiment une adaptation, renchérit Isabelle Chenard. On garde, en tant que service d’urgence, nos équipes prêtes à intervenir sur le terrain.

On voit ce qui fonctionne et ce qu’on doit adapter, dit-elle. On continue à utiliser les ressources nécessaires pour protéger la santé et la sécurité de nos employés et du public.

La prévention des incendies

La stratégie du MRNF pour limiter la propagation va au-delà des mesures d’hygiène.

Un petit avion se déplace à travers un nuage de fumée au-dessus d'une forêt.

Un avion-citerne survole les flammes au nord du Lac-Saint-Jean.

Photo : avec l'aimable autorisation de Charles Savard

Isabelle Chenard explique que les équipes tentent de contenir rapidement les incendies et font davantage appel aux avions-citernes pour diminuer le nombre de pompiers qui doivent être envoyés sur le terrain.

On fait l’évaluation et on intervient de façon appropriée pour chaque feu. On veut garder les feux les plus petits possible.

Isabelle Chenard, agente d’information sur les incendies pour le Nord-Est de l’Ontario du ministère des Richesses naturelles et des Forêts

Elle demande au public de communiquer avec le MRNF pour signaler les nouveaux feux de forêt en Ontario.

Mme Chenard affirme que des mesures seront prêtes si jamais l’Ontario a besoin de recevoir des renforts d’autres provinces plus tard pendant la saison des feux de forêt.

Vendredi, la situation est plus calme en Ontario, alors que tous les feux sont contenus ou maîtrisés. Aucun feu ne menace une communauté. Au Québec, l’incendie de forêt au nord du lac Saint-Jean couvre une superficie de 62 000 hectares, mais est considéré comme étant contenu par la SOPFEU. Par ailleurs, l’incendie dans une tourbière à Rivière-Ouelle n’a pas progressé vendredi, mais la fumée peut s'avérer incommodante pour les habitants du secteur.

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