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À Calgary, les eaux usées seront au coeur de la lutte contre la COVID-19

Un technicien de laboratoire injecte un liquide dans une plaque de microtitration.

Les scientifiques cherchent les traces génétiques du virus dans les eaux usées.

Photo : iStock

À Calgary, les eaux évacuées des toilettes deviendront dès la semaine prochaine l’objet de toute l'attention d’une équipe de chercheurs pour mieux comprendre et endiguer la propagation de la COVID-19.

L’équipe de scientifiques et d’ingénieurs de l’Université de Calgary a reçu, jeudi, plus d’un demi-million de dollars des Instituts de recherche en santé du Canada pour lancer ce projet.

En partenariat avec la Ville de Calgary et Services de santé Alberta, les scientifiques vont prélever des échantillons du système des eaux usées de la métropole albertaine pour analyser la présence du coronavirus, le SRAS-CoV-2.

Du matériel génétique dans l'eau des toilettes

Si le virus ne peut être transmis par les excréments, des traces génétiques sont par contre détectables dans les déjections humaines. La découverte de ces traces intéresse de nombreux chercheurs, comme ceux de Calgary.

L’objectif est de pouvoir informer très tôt les autorités sanitaires de signaux indiquant une éclosion de la COVID-19, explique Kevin Frankowski, le directeur du laboratoire Advancing Canadian Wastewater Assets, de l’Université de Calgary.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

Une fois la méthode bien éprouvée, Services de santé Alberta pourra aussi prévenir l’équipe d’une éclosion pour que celle-ci concentre son analyse sur cet endroit.

Endiguer les éclosions

M. Frankowski avoue toutefois que les chercheurs devront travailler pour comprendre comment la concentration de traces génétiques du virus se convertit en nombre de cas.

La réponse du corps de chaque malade ainsi que l’utilisation de l’eau à différents moments de la journée sont des paramètres qui devront être pris en compte.

L’équipe espère aussi pouvoir affiner sa prise d’échantillons. Les premiers, la semaine prochaine, seront prélevés dans un des trois centres de traitement des eaux de la métropole albertaine.

Les scientifiques aimeraient cependant pouvoir resserrer leur analyse à l’échelle d’une communauté ou d’un quartier, en cas d’éclosion.

Il ne sera toutefois pas possible d'effectuer un retour dans le temps pour savoir si la maladie était présente avant la détection des premiers cas. Contrairement à ce qui a été fait dans d’autres pays, les prélèvements d’eaux usées ne sont pas conservés durant une longue période à Calgary.

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