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Un plan de 144 M$ pour rendre le RTC plus accessible en périphérie de Québec

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Un homme monte à bord d'un autobus du Réseau de transport de la Capitale à Québec le 14 mai 2020.

Le reportage de Félix Morrissette-Beaulieu

Photo : Radio-Canada

L’administration Labeaume a présenté un projet de 144 millions de dollars afin de bonifier l’offre de transport en commun dans la couronne nord et dans les MRC voisines.

Le Réseau de transport de la capitale (RTC) prévoit d’ajouter 54 kilomètres de voies réservées aux autobus, dont 34 kilomètres seraient aménagés en bordure des autoroutes.

L’administration Labeaume aura toutefois besoin de l’autorisation du ministère des Transports pour pouvoir réaliser ces voies réservées.

Le maire de Québec est confiant d'y arriver.

Nous proposons que les accotements des autoroutes 40, Henri-IV, Félix-Leclerc et Laurentienne soient utilisés par le RTC. Il est plus que temps d'utiliser les accotements comme le font d'ailleurs d'autres villes. C'est une innovation à Québec, mais ça existe ailleurs. Il n'y a rien de compliqué là-dedans , affirme Régis Labeaume.

Parcours bonifiés

Les parcours Métrobus seront allongés. Ils se rendront dans des secteurs comme Val-Bélair, Saint-Émile et l’avenue Le Gendre pour transporter les usagers vers les quartiers Saint-Roch et Sainte-Foy.

Des parcours express seront ajoutés ou modifiés afin de les rendre plus rapides et confortables pour les usagers.

Avec ces bonifications de services et ces mesures préférentielles, on estime qu'il pourrait résulter une diminution des temps de parcours variant de 5 à 15 minutes aux heures de pointe pour les parcours express. Pour les Métrobus, on pourrait gagner de 5 à 20 minutes , estime le président du RTC, Rémy Normand.

La proportion des citoyens au nord de l'autoroute Félix-Leclerc ayant accès à distance de marche à des services fréquents et variés passera de 18 % à 38 %, avance Régis Labeaume.

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec

Photo : Radio-Canada

En point de presse vendredi après-midi, l’opposition officielle à l'hôtel de ville a cependant critiqué l’annonce.

Le plan de l'administration Labeaume n'impressionne pas Québec 21. Selon son chef, Jean-François Gosselin, l'initiative est contraire à la volonté du maire de freiner l'étalement urbain.

Le maire parle couramment de l'exode des jeunes familles, et qu'il veut les ramener à intérieur de la ville, mais ce qu'il vient d'annoncer, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire si on veut freiner cet exode, affirme le conseiller municipal du district de la Chute-Montmorency–Seigneurial.

Davantage de Parc-O-Bus

Le plan prévoit l'aménagement de deux nouveaux Parc-O-Bus à Lac-Saint-Charles et Saint-Émile. À terme, 5000 espaces de stationnement devraient être ajoutés dans les Parc-O-Bus de la ville.

Meilleure desserte des MRC

La Ville de Québec souhaite également offrir une meilleure connectivité avec les compagnies de transport des MRC de la Jacques-Cartier, de la Côte-de-Beaupré, de l’Ile-d’Orléans et de Portneuf.

La base tarifaire reste à négocier avec les autres municipalités.

Ce vaste plan de développement du transport en commun s’inscrit dans l’optique d’amener le plus d’usagers possible vers le tramway.

La question de bien du monde, c'est qu'est-ce que ça va me donner si j'habite par exemple au bout de Val-Bélair? C'est à ça qu'on répond aujourd'hui. C'est un projet qui fonctionne à cause du transport structurant , affirme le maire Labeaume.

Le préfet de la MRC de la Jacques-Cartier, se dit en faveur du projet.

C'est une annonce historique. Je n'aurais jamais pensé que ça aurait débouché sur un projet aussi vaste, aussi emballant. Mes collègues préfets sont aussi enchantés par ce projet-là , soutient Claude Lebel.

Transport à la demande

L’administration Labeaume entend aussi lancer un nouveau service, le transport à la demande, afin de mieux desservir les endroits où la population est moins dense et où les autobus sont moins présents.

Les usagers pourront réserver un véhicule, qui pourra transporter de 6 à 7 passagers à la fois, dans leur quartier.

Le transport à la demande ira chercher les gens chez eux. Ils pourront se rendre par exemple dans des commerces ou des établissements publics situés dans un trajet maximal de 15 minutes.

Ils pourront aussi utiliser ce service, dont les tarifs restent à déterminer, pour aller rejoindre les parcours du RTC.

La Ville de Québec assure que le transport à la demande ne fera pas concurrence à l’industrie du taxi.

Les véhicules seront gérés par une entreprise privée qui n’est pas encore choisie.

Le transport à la demande devrait coûter entre 8 et 10 millions de dollars par année au RTC. Un projet-pilote de trois zones devrait être lancé en 2021.

Le déploiement des nouveaux services s’échelonnera de 2021 à 2027. À terme, le RTC devra débourser 34 millions de dollars de plus par année en frais d’exploitation.

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