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La police a abattu le suspect dans l'attaque qui a fait 6 blessés à Glasgow

Policiers et ambulanciers sont dans la rue de la ville.

Plusieurs personnes ont été poignardées à Glasgow.

Photo : Getty Images / Jeff J Mitchell

Agence France-Presse

La police écossaise a tué vendredi le suspect d'une attaque à Glasgow ayant fait six blessés, dont un membre des forces de l'ordre, dans un hôtel accueillant des réfugiés. L'attaque n'est pas considérée comme terroriste par les enquêteurs.

Un important dispositif policier a été déployé en début d'après-midi, dans le centre-ville, après ce qui a été présenté par les médias britanniques comme une attaque au couteau, moins d'une semaine après celle qui a fait trois morts à Reading, près de Londres.

Les faits survenus à Glasgow ne relèvent pas du terrorisme, selon la police.

Ce qui n'a pas empêché, selon le ministre écossais de la Justice Humza Yousaf, la déprimante instrumentalisation de cet horrible incident par des soutiens de l'extrême droite. Glasgow ne vous soutiendra pas dans votre haine qui divise, alors n'essayez même pas, a-t-il ajouté dans un message publié sur Twitter.

L'homme sur lequel la police a ouvert le feu est mort et six autres hommes blessés sont à l'hôpital, dont un policier de 42 ans poignardé, qui se trouve dans un état critique, mais stable, a déclaré sur Twitter un responsable de la police écossaise, Steve Johnson. Les autres blessés sont âgés de 17 à 53 ans.

Selon l'association Positive action in housing, l'établissement où se sont déroulés les faits accueillait des demandeurs d'asile mis à l'abri pendant le confinement imposé pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Durant cette pandémie COVID-19, l'hôtel est utilisé comme logement temporaire, a confirmé Tom Flanagan Karttunnen, porte-parole du Radisson Hotel Group.

L'Association kurde écossaise, citée par le journal Glasgow Times, a précisé qu'une centaine de demandeurs d'asile y étaient hébergés et se plaignaient d'être bloqués à l'intérieur, sans argent, tandis que certains souffraient de problèmes de santé.

Il y a beaucoup de problèmes de santé mentale dans cet endroit, où les gens n'ont pas accès aux soins, car des rendez-vous importants ont été annulés pendant l'épidémie, a expliqué à l'AFP le président de Commission afghane des droits de l'homme Mohammad Asif, qui habite dans le quartier. Selon lui, cela pourrait être une des raisons de l'attaque, même si ça ne l'excuse pas.

Les responsables politiques ont rapidement manifesté leur émotion. Le premier ministre britannique Boris Johnson s'est dit profondément attristé par ces événements terribles, quand la première ministre écossaise Nicola Sturgeon a qualifié de véritablement horribles les informations provenant de Glasgow.

J'étais ici et un gars se tenait la poitrine comme s'il avait été poignardé, a témoigné auprès de l'AFP Cole Tonnee, un habitant du coin qui faisant du skateboard à proximité, il y avait du sang partout parce qu'il y avait des gens qui essayaient de se battre pour leur vie.

Un homme originaire de Malaisie installé au troisième étage de l'hôtel a expliqué à la chaîne de télévision Sky News avoir entendu un homme appeler à l'aide et les cris d'une femme. Descendu voir ce qui se passait, il a trouvé l'ascenseur couvert de sang et deux personnes à bout de souffle, qui avaient été poignardées.

Il y avait des voitures de police, des ambulances partout dans la rue, qui a été bouclée, a expliqué une femme prénommée Louise à Sky news. La police criait aux gens des autres bâtiments près de l'hôtel Park Inn de rester à l'intérieur.

L'attaque de la semaine passée

Cette attaque a été commise moins d'une semaine après que trois hommes eurent été mortellement poignardés samedi dernier à Reading, à l'ouest de Londres, où la police antiterroriste a été saisie.

Selon la presse britannique, son auteur, un réfugié libyen souffrant de problèmes de santé mentale, était surveillé par les services de renseignement sans qu'un risque imminent ait été mis en évidence.

Il avait été emprisonné en octobre pour des délits sans liens avec le terrorisme, dont l'agression raciste d'une policière en 2018 et dégradations volontaires, et libéré début juin, selon la même source.

Inchangé, le niveau de la menace terroriste demeure classé important, soit le troisième degré sur une échelle de cinq.

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