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L'Assemblée des Premières Nations exige la suspension de l'agent qui a frappé le chef Adam

Plan rapproché de Perry Bellegarde.

Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, réclame la suspension de l'agent Simon Seguin, impliqué dans l'arrestation du chef Allan Adam en mars.

Photo : La Presse canadienne / Mark Taylor

Radio-Canada

Il est « inacceptable » que le policier qui a plaqué au sol et frappé le chef de la Première Nation des Chipewyan de l’Athabasca, Allan Adam, et qui fait face à trois accusations criminelles pour un autre incident, soit encore en service, selon le chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde.

L’APN soutient que l’agent Simon-Pierre Séguin devrait être suspendu jusqu’à ce que l’Équipe d’intervention de l'Alberta en cas d’incident grave (ASIRT) ait terminé son enquête sur l’arrestation du chef Allan Adam, le 10 mars dernier.

Les Premières Nations voient l’agression contre le chef Allan Adam comme étant gratuite et impardonnable. Pour rétablir la confiance, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) doit s’attaquer aux incidents de brutalité de front, affirme Perry Bellegarde.

Simon-Pierre Séguin et un autre agent de la GRC ont interpellé Allan Adam à la sortie d’un casino de Fort McMurray, quand ils ont remarqué que sa plaque d’immatriculation était expirée. Une vidéo captée par la caméra de bord du véhicule de police montre que le chef et un des policiers étaient au coeur d’un échange verbal corsé quand l’agent Séguin a foncé sur ce dernier pour le plaquer au sol. Dans ses notes, l’agent Seguin a écrit qu’il a ensuite frappé l’homme alors qu’il tentait de se relever .

Attention, la vidéo ci-dessous comprend des images qui peuvent choquer.

Arrestation du chef Adam par la Gendarmerie royale du Canada

Le chef Adam avait initialement été accusé d’avoir agressé un agent de la paix et résisté à son arrestation. L’ASIRT a lancé une enquête sur le comportement des policiers durant l'incident, le 6 juin dernier. Les accusations contre le chef Adam ont été abandonnées le 24 juin.

La même journée, l’avocat d’Allan Adam a révélé qu’il avait découvert que l’agent Séguin faisait face à des accusations criminelles pour un autre incident, qui s’est déroulé sept mois avant l’arrestation de son client.

Le policier faisait face à des accusations avant l'incident

Simon-Pierre Séguin est accusé d’agression, de méfaits et de s'être trouvé illégalement dans une maison. L’incident a eu lieu le 5 août, alors qu’il n’était pas en service. Les accusations ont été déposées le 14 août. Le procès est prévu pour septembre.

Le public est normalement averti quand des accusations criminelles sont déposées contre un agent de la GRC. Son porte-parole Fraser Logan n’a pas été en mesure d’expliquer pourquoi cela n’avait pas été fait dans ce cas. Une révision interne est en cours pour trouver des réponses, dit-il.

La GRC aurait pu suspendre l'agent Simon-Pierre Séguin dès que les accusations ont été déposées en août. Toutefois, après une révision interne dont les détails ne sont pas publics, elle a décidé de ne pas le faire.

CBC a appris que Simon-Pierre Séguin a fait face à une audience sur le code de conduite de la GRC au sujet de cet incident, mais seulement le 26 mars, soit 16 jours après l’arrestation d’Allan Adam.

Une source a déclaré à CBC que le policier avait été suspendu pendant un jour et avait reçu une lettre de réprimande.

Aucune accusation criminelle n’a encore été déposée contre l’agent Séguin en lien avec l’arrestation d’Allan Adam. L’ASIRT pourrait décider d’en déposer au terme de son enquête.

Avec des informations de Jorge Barrera

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