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Une pétition réclame la démission d'un maire qui refuse de hisser le drapeau gai

Le drapeau arc-en-ciel, emblème de la lutte pour les droits LGBTQ.

Un maire au nord de Toronto est accusé de commentaires homophobes.

Photo : iStock photo

La Presse canadienne

Des résidents et des politiciens d'une communauté du sud de l'Ontario demandent au maire de la ville de démissionner pour ses commentaires sur la communauté LGBTQ.

Bob Currie, le maire d'Amaranth, près d'Orangeville, a tenu les propos reprochés vers la fin d'une réunion du conseil la semaine dernière, en réponse à une lettre d'un résident demandant pourquoi le drapeau de la fierté n'était pas hissé à l'hôtel de ville.

Si tout le monde était lesbienne ou homosexuel, ce serait la dernière génération sur Terre, car deux homosexuels ne peuvent pas produire de progéniture. Alors pourquoi voudrais-je soutenir quelque chose, alors que ce pourrait être la dernière génération sur Terre?

Bob Currie, maire d'Amaranth

Jim Waddington, qui organise le festival Pride Street à Orangeville, en Ontario, a déclaré que le maire devrait être démis de ses fonctions.

Malheureusement, ces commentaires conduisent à l'intolérance, a affirmé Jim Waddington, qui est l'un des 4300 signataires d'une pétition en ligne appelant à la destitution de Bob Currie.

Il est tout simplement incompréhensible que quelqu'un parle ainsi et ne reconnaisse pas ses torts.

Jim Waddington, organisateur d'un festival de la fierté gaie

Jim Waddington a déclaré que les commentaires de Bob Currie ne représentaient pas la population plus large du comté de Dufferin, qui, selon lui, soutient et inclut la communauté LGBTQ locale.

Il a indiqué qu'il avait reçu de nombreux messages de soutien de la part des habitants et des habitantes des environs depuis que la pétition avait été lancée.

Le maire adjoint d'Amaranth, Chris Gerrits, a qualifié les commentaires de Bob Currie de « déconcertants » et « dégoûtants », ajoutant qu'il regrettait de ne pas avoir réagi lorsque le maire les a prononcés.

Mais pour être honnête ... ses commentaires étaient tellement offensants, j'ai été assez choqué. Je sais que ce n'est pas une excuse, mais c'est ce qui s'est passé, explique-t-il.

Chris Gerrits a indiqué que le conseil se réunirait à nouveau vendredi pour débattre de la proposition de hisser le drapeau de la fierté pour le dernier week-end de juin.

Une fête de la fierté virtuelle devrait avoir lieu samedi au lieu du défilé habituel à Orangeville, en raison des exigences de distanciation physique pendant la pandémie.

Le maire Currie n'a pas répondu à une demande de commentaires de La Presse canadienne jeudi, mais il a déclaré mercredi au réseau CTV qu'il ne regrettait pas ses commentaires. Si j'ai blessé quelqu'un, c'est son problème, pas le mien, a-t-il déclaré.

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