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Perspectives économiques plus pessimistes aux T.N.-O. qu’au Yukon et au Nunavut

Une mine à ciel ouvert.

La mine Ekati, située au nord-est de Yellowknife, exploite le diamant depuis 1998.

Photo : Dominion Diamond Corporation

Le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut n’ont pas échappé aux effets néfastes de la pandémie sur l'économie. Mais des trois territoires, ce sont les Territoires du Nord-Ouest qui auront le plus de difficultés à se relever, selon les prévisions économiques du Conference Board du Canada.

Dans son nouveau rapport, le Conference Board du Canada revoit à la baisse ses prévisions sur la croissance économique des trois territoires en 2020. En moyenne, l’organisme enlève environ 7 % de croissance à ce qu’il prévoyait en février.

Ainsi, les hauts taux de croissance prévus au Yukon et au Nunavut seront plus modestes, mais la faible croissance des Territoires du Nord-Ouest se traduira en une décroissance.

Une différence liée au secteur minier et à la situation économique de chaque territoire avant la pandémie.

Situation plus précaire aux T.N.-O.

Avec les trois mines de diamants ayant atteint leur apogée, l’avenir économique des Territoires du Nord-Ouest s'annonçait déjà incertain avant la COVID-19.

En ajoutant à cela les pertes d’emplois liées à la pandémie et la suspension temporaire de la production à la mine Ekati, le Conference Board du Canada prévoit une contraction de l'économie ténoise de 3,3 % cette année.

L’organisme prévoit un rebond de 3,9 % en 2021, mais il ne s’agit là que d’un retour à la normale, selon le Conference Board qui ne laisse présager aucune croissance économique significative au cours des prochaines années.

Le Conference Board prévoit aussi que les pertes d’emplois liés aux mesures de restrictions feront grimper le taux de chômage du territoire à 13,5 %, soit le plus haut niveau jamais enregistré aux Territoires du Nord-Ouest.

Au Yukon

La situation est bien différente au Yukon où les nouvelles mines et les hauts prix de l’or devraient permettre une croissance de 9 %. Ce qui est tout de même une dégradation importante du 13,7 % de croissance que prévoyait le Conference Board avant la pandémie.

Le taux de chômage devraient également rester bas au territoire avec une prévision de 5,7 %. Selon le rapport, même avec la pandémie et les licenciements qui y sont rattachés, le territoire devrait affichera un gain net de près de 800 emplois cette année, à cause de la hausse de l’activité minière.

Deux travailleurs près d'un équipement de forage.

L'exploration minière est un volet économique important au Yukon.

Photo : Radio-Canada

Au Nunavut

Au Nunavut, les pertes d’emplois liées à la pandémie pourraient contribuer à faire grimper le taux de chômage du territoire à 18,9 % en 2020 avant de redescendre un peu l’année suivante.

L’effet de ces pertes d’emplois devrait toutefois être limité par la bonne santé du secteur minier qui devrait contribuer, selon le rapport, à une croissance économique de 6,1 % au Nunavut en 2020, puis du double de cette croissance l’année suivante.

Une coulée de métal en fusion descend vers un collecteur.

La coulée du premier lingot d'or de la mine Meliadine près de Rankin Inlet à l'hiver 2019.

Photo : Agnico Eagle Mines limited

La reprise économique

Selon l’économiste en chef du Conference Board, Pedro Antunes, les décisions que prennent présentement les territoires sur la réouverture de leurs frontières et de leur économie auront surtout un impact sur les secteurs les plus touchés par les pertes d’emplois, comme le tourisme et la restauration.

Ce ne sont pas de gros secteurs en termes de poids économique, mais ce sont tout de même de gros secteurs en termes de création d’emplois, dit-il.

C’est sûr que pour les territoires et les petites provinces où on n’a pas vu beaucoup de cas de COVID, c’est un choix très difficile, explique-t-il. Si [la pandémie] dure encore un an, il va falloir faire des choix entre l’ouverture et la croissance économique, c’est un facteur important.

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