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Les visites virtuelles appréciées des familles de patients en centres de soins prolongés

Égoportrait de la famille en visite avec une réflection dans la fenêtre.

Grace Snider et sa famille ont appris à apprécier les visites à la fenêtre de la grand-mère maternelle.

Photo : Grace Snider

Comme ailleurs, la pandémie a forcé les Yukonnais à faire preuve de créativité afin que familles et résidents de centres de soins prolongés puissent demeurer en contact. Et les mesures mises en place sont appréciées, à un point tel que les familles ne se sont pas ruées sur les visites en personne lorsqu'elles sont de nouveau devenues possibles.

La mère de Grace Snider a été admise à la mi-mars à l’unité pour les patients souffrant de démence au centre Copper Ridge de Whitehorse.

Une période « stressante » pour la famille qui s’est néanmoins rapidement ralliée aux visites à la fenêtre quand le confinement a frappé.

D’un côté de la fenêtre, les membres de la famille, téléphone à la main, de l’autre Aldene, 89 ans, et un membre du personnel de soutien : les échanges ont pu se poursuivre, sous une autre forme.

Une dame assise de l'autre côté d'une fenêtre.

Aldene Snider reçoit la visite de ses proches par la fenêtre depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Mike Rudyk

Au début, je n’étais pas certaine, je croyais que ma mère serait confuse de nous voir à travers sa fenêtre, lui parler au téléphone, mais ça se passe vraiment mieux que ce que je croyais. Le personnel de soutien est très rassurant et répond à ses questions quand elle se demande pourquoi nous sommes à l’extérieur, alors c’est vraiment aidant.

Grace Snider, fille d'une résidente au centre Copper Ridge

Grace Snider affirme que l’expérience est si concluante qu’elle n’a pas l’intention de se prévaloir pour l’instant des visites en personne de nouveau permises depuis la mi-juin.

C’est que ces visites nécessitent le port de masque. « Ce serait trop difficile de ne pas pouvoir se toucher », croit Grace Snider. Elle craint par ailleurs qu’il soit encore plus difficile pour sa mère de reconnaître ses proches ou de comprendre ce qui se passe.

Adaptation

La pandémie a nécessité un ajustement rapide pour le personnel du centre Copper Ridge. Brigitte Poirier, gestionnaire à l’unité de démence, affirme que même si ces patients n’ont pas la même notion du temps, certains ont vite souffert de l’absence de certains visages.

Certains, explique la professionnelle, n’ont pas de famille au Yukon et les visites d’un même bénévole sont précieuses.

Des dames en fauteuils roulants portant des chapeaux de paille et des fleurs de papier.

Le personnel du centre Copper Ridge a trouvé des façons originales de célébrer les activités, comme celle du Cinco de Mayo, malgré les restrictions entourant la pandémie.

Photo : Centre Copper Ridge

On essaie d’avoir un coffre d’outils, différentes façons de permettre aux gens de rester en contact. Les visites à l’extérieur avec distanciation, ça fonctionne pour certains, mais pour d’autres, les visites virtuelles c’est plus adéquat.

Brigitte Poirier, gestionnaire au centre Copper Ridge

Le Centre s’est donc tourné, lui aussi, vers les technologies de l’information. Les tablettes électroniques ont permis de poursuivre les visites ou les activités de façon virtuelle.

Les bénévoles qui venaient habituellement jouer de la musique au centre ont pu poursuivre leurs prestations et l’animation des activités, projetées sur les écrans de télévision interne.

Le déconfinement graduel

Le personnel a vite préparé les modalités pour permettre les visites en personne une fois permises, que ce soit le protocole de réservation, les tentes pour la protection contre la pluie ou la disponibilité du personnel.

Les premières visites ont eu lieu le jour même de l’annonce par les autorités sanitaires. « Les gens étaient excités et certaines personnes surprises, pas certaines que ce serait vraiment possible », admet Brigitte Poirier.

Grace Snider n’a que de bons mots pour l’appui du personnel dans ces circonstances exceptionnelles. Sa mère a même pu regarder à l’extérieur la parade de véhicules antiques organisée par certains membres de la famille.

Éventuellement, j'essaierai les visites en personne, mais j’espère que d’ici là, nous n’aurons plus à porter de masques.

Grace Snider
Capture d'écran d'un appel par vidéoconférence.

Grace Snider tente de communiquer avec sa mère de façon virtuelle le plus souvent possible de façon à maintenir le lien avec la famille et combattre les pertes de mémoire.

Photo : Grace Snider

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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