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Les proprios de bar devront faire le deuil de la piste de danse

Le reportage de Marie-Pier Mercier

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Legault a annoncé une phase importante du déconfinement, jeudi. Tous les secteurs peuvent reprendre leurs activités, à quelques exceptions près. Les bars se réjouissent, mais rappellent que sans discothèque, leur entreprise risque d’être beaucoup moins financièrement viable.

Les bars peuvent rouvrir dès maintenant. Mais distanciation physique oblige, la danse sera proscrite. Les invités devront rester assis.

Malgré tout, le propriétaire du cabaret club Le Drague à Québec voit ça comme une bonne nouvelle. C’est un peu comme la pluie récemment. On n’en a pas du tout, on en a un petit peu, alors on prend ce qui passe, lance Jean-Philippe Blondeau.

Le restaurant du Drague, elli, sert les clients depuis un peu petit moment déjà. Dès vendredi, le propriétaire compte rouvrir les deux autres zones de l’établissement aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Un drapeau de la fierté qui flotte devant l'enseigne du bar Le Drague

Le cabaret club Le Drague à Québec

Photo : Radio-Canada

On va rouvrir les deux autres zones, celle un peu lounge avec places assises. Mais, on s’attend à recevoir 100 ou 150 personnes assises seulement. On est encore loin du 800 personnes qui peuvent entrer ici un vendredi, par exemple.

On se trouve devant un cul-de-sac. Il faudrait plus d’aide du gouvernement provincial. Là, on a accès à des prêts avec intérêts.

Jean-Philippe Blondeau

Jean-Philippe Blondeau reste positif, sauf qu'il admet que son établissement ne sera pas viable au cours des prochains mois, si rien ne bouge.

L'importance de respecter les consignes

Notre industrie, c’est la proximité, ce sont les échanges. Il va falloir garder le deux mètres… mais on va y arriver, soutient le propriétaire du Drague.

L’endroit est reconnu pour accueillir jeunes et moins jeunes sur une piste de danse bien populaire.

De son côté, le président de la Nouvelle association des bars du Québec, Pierre Thibault, admet que le respect des consignes et le civisme des usagers des bars joueront gros dans l'avenir de cette industrie.

Après deux ou trois verres, il faudra rappeler l'importance du respect des consignes. C'est un défi de taille, mais en même temps, les gens ne veulent pas se faire refermer leur bar de quartier à nouveau. Si tout le monde collabore, on peut passer au travers, j'en suis certain, précise-t-il.

Devant les nombreuses consignes, la copropriétaire du bar à whisky le Nelligan estime qu’elle aura besoin d’environ une semaine pour préparer son établissement pour la réouverture.

C'est beaucoup d'investissement et beaucoup de temps, mais je pense que d'ici la semaine prochaine, je me croise les doigts, j'aimerais beaucoup rouvrir, confie Mélanie Gagné.

Des décorations dans un bar pour la fête de la Saint-Patrick.

Le bar le Nelligan à Québec a dû fermer ses portes deux jours avant les célébrations de la Saint-Patrick.

Photo : Radio-Canada

Signe évident des mois de fermeture qu’elle a vécus, toute la décoration de la Saint-Patrick est encore accrochée au plafond du bar. Mélanie Gagné n’a aucune intention de l’enlever tout de suite, même si la fête des Irlandais avait lieu le 17 mars, deux jours après la fermeture des bars.

On ne l'enlève pas. Il y aura une Saint-Patrick cet été, lance la tenancière.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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