•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vroom : Moment Factory réinvente l’expérience du ciné-parc en Estrie

Une fois la nuit tombée, huit courts-métrages sont présentés au public.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le projet Vroom, développé par Moment Factory en pleine crise de la COVID-19, promet de faire vivre au public du Ciné-Parc Orford une expérience multimédia unique tous les soirs, du 26 juin au 12 juillet. L’équipe de Radio-Canada Estrie a assisté à l’avant-première, mercredi.

Des voitures font la file.

Les premiers visiteurs, dont de nombreux employés de Moment Factory, attendent d'entrer sur le site pour tester l'expérience Vroom.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Peu avant la tombée du jour, des dizaines de voitures faisaient la file pour tester l’expérience. Une fois le signal donné, les premières ont traversé l’arche de Vroom, pénétrant dans un univers de fables perdues, inspiré des contes jeunesse.

Un des membres de l'organisation explique aux visiteurs le déroulement de l'expérience.

Un des membres de l'organisation explique aux visiteurs le déroulement de l'expérience.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Il y a au-dessus de 700 [appareils] d'éclairage, des effets spéciaux et de la fumée, pour que les gens qui sont plongés dans l'imaginaire entrent dans l'histoire. Avec tous ces effets, on rend ça vraiment immersif, décrit le producteur Daniel Jean.

Huit courts métrages provenant de la collection de l'Office national du film (ONF) sont projetés sur grand écran et agrémentés d'effets sonores et lumineux. L'activité s’adresse à une clientèle de tous âges. Le site peut accueillir 340 voitures.

Un parcours illuminé.

Le sentier menant à l’écran du ciné-parc a été exclusivement aménagé pour l’expérience.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Avant d’immobiliser leur véhicule pour la projection, les visiteurs s'arrêtent au Vroom-O-Maton, un photobooth qu'on fait en voiture, où on invite les gens à déguiser leur voiture, à se déguiser eux-mêmes s'ils le veulent. Les gens peuvent sortir de leur voiture, faire une pose. C'est déjà téléchargé sur le site web, précise Daniel Jean.

Un membre de l'équipe de Moment Factory teste le  Vroom-O-Maton.

Un membre de l'équipe de Moment Factory teste le Vroom-O-Maton.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Un projet né de la pandémie

Vroom a été imaginé au début de la pandémie de COVID-19 et s'est concrétisé en un temps record, soit environ huit semaines.

On a décidé de garder tous les employés, de ne faire aucune mise à pied. On a lancé tous ceux qui n'étaient pas occupés sur des initiatives internes. Vroom est la première qui voit le jour, soutient le cofondateur de Moment Factory et chef de l'innovation, Dominic Audet.

L’idée de départ était d’en faire un événement rassembleur tout en respectant les mesures sanitaires. Pour moi, c’est un rassemblement social dans un temps de distanciation. C'est permis parce qu'on peut garder notre distance, mais on peut quand même socialiser, avec la famille, les amis, poursuit-il.

Un famille costumée regarde les films projetés.

Les visiteurs qui le souhaitent sont invités à se costumer et à décorer leur voiture.

Photo : Radio-Canada

Le projet a nécessité des investissements importants, tant pour Moment Factory que pour les propriétaires du Ciné-Parc Orford. Il a fallu qu’on aménage le site au complet, qu’on mette plus d'espace entre les voitures, affirme le copropriétaire François Pradella, qui préfère ne pas chiffrer les montants investis.

S’il n’y avait pas eu la pandémie, je ne pense pas que quelque chose comme ça serait arrivé. Il y a quand même du positif qui sort de ça.

François Pradella, copropriétaire du Ciné-Parc Orford,

Par ailleurs, la collaboration avec d’autres entreprises et organismes a été essentielle au projet. L'ONF nous a ouvert ses catalogues, on a plongé là-dedans. De belles surprises! [...] On est même allés jusqu'à Québec chercher dans les entrepôts du Carnaval de Québec des décors pour rajouter à l'expérience, lance Daniel Jean. Le site a été aménagé en une dizaine de jours.

Un comédien interagit avec une visiteuse costumée.

À bord de leur véhicule, les visiteurs découvrent un monde de fables où ils rencontrent de nombreux personnages.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Les partenaires ont bon espoir que les visiteurs seront au rendez-vous. D’ailleurs, si l’expérience est concluante, elle pourrait perdurer dans le temps et même être exportée à l'étranger.

L'équipe a fait ça très rapidement, mais on va vouloir l'améliorer, peut-être changer la programmation durant l'été, apprendre de ça et en faire un beau modèle, qu'on pourrait amener aux États-Unis ou partout dans le monde, fait valoir Dominic Audet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Coronavirus