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Des records d'inscriptions pour le golf au Nouveau-Brunswick

De jeunes golfeurs s'élancent sur les tertres de départ d'entraînement.

La popularité du golfexplose au Nouveau-Brunswick. L’Académie de golf Louis Melanson a vu une grande augmentation du nombre d’inscriptions pour les jeunes.

Photo : Radio-Canada / Francois Leblanc

François Le Blanc

Le golf a profité plus que les autres sports du déconfinement au Nouveau-Brunswick. Première activité à recevoir la permission de reprendre, en avril dernier, voilà que les inscriptions sont à la hausse et que les jeunes ont le goût d'apprendre à golfer.

Un jeune golfeur s'apprête à frapper la balle près d'un vert. Il y a des cerceaux et des obstacles.

Un instructeur de l'Académie Louis Melanson enseigne l'art des coups d'approche.

Photo : Radio-Canada / Francois Leblanc

Les instructeurs de l'Académie de golf Louis Melanson sont très occupés depuis la fin avril. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonçait alors la première phase de déconfinement et le golf était le seul sport permis en temps de mesures d'urgence.

Une décision qui a eu des effets bénéfiques, selon Louis Melanson.

Louis Melanson en entrevue.

Louis Melanson est président de l'Académie de golf Louis Melanson.

Photo : Radio-Canada / Gilles Boudreau

Vous êtes capables de faire du golf, vous êtes capables du faire du golf. Les gens ont entendu cette nouvelle-là assez souvent. Et, ils se sont dit : "pourquoi pas? On va essayer ça".

Louis Melanson.

L'instructeur travaille dans ce domaine depuis 25 ans. Annuellement, son école de golf accueille une cinquantaine de jeunes. Cette année, il y a près de 120 inscriptions... et une liste d'attente.

C'est du jamais vu, lance Louis Melanson. C'est un bon problème à avoir. Pour nous, on pense au futur. Ça nous donne une plus grosse base pour faire progresser le sport.

Il constate l'intérêt grandissant chez les jeunes. Mais aussi chez les plus vieux. Au club Fox Creek, à Dieppe, il y a 160 nouveaux membres.

Des jeunes sont sur un vert de golf. Il y a un quadrillé sur le gazon, comme un jeu de morpion.

On doit garder la distance pendant les exercices.

Photo : Radio-Canada / Francois Leblanc

C'est une bonne nouvelle pour ce sport, qui déclinait depuis quelques années. Louis Melanson a même embauché du personnel de plus pour satisfaire à la demande.

Sport sans contact

En ces temps de pandémie, avec des restrictions sévères, le golf se démarque avec le peu de contact entre les joueurs. On peut jouer contre quelqu'un d'autre en demeurant à deux mètres de distance, sans toucher aux mêmes objets.

Cependant, pour offrir à nouveau ses programmes de formation, l'Académie a instauré des règles : distance physique, endroit spécifique à chaque joueur pour déposer son équipement et jouer avec ses propres balles.

Une balle est près d'un trou sur un vert de golf.

Chaque joueur doit garder ses propres balles et son propre équipement comme les tee.

Photo : Radio-Canada / Gilles Boudreau

On a divisé nos stations du mieux qu'on le pouvait pour avoir le plus d'espace possible, explique Louis Melanson. Chacune des sections où il donne ses ateliers de pratique ont été redessinées.

Un jeune frappe une balle derrière une butte.

Un des ateliers autour d'un vert.

Photo : Radio-Canada / Francois Leblanc

Ces précautions ne dérangent pas les joueurs.

C'est juste des petites règles, mentionne Xavier LeBlanc, un jeune golfeur de Dieppe. Le jeu n'a pas changé. C'est juste la distance en se pratiquant, c'est tout.

Gérer la progression

Le défi pour le monde du golf sera de faire durer l'intérêt de ces recrues. Pour Louis Melanson, c'est possible.

C'est à nous autres de faire une bonne job, de les intéresser au jeu et de leur permettre d'avoir du plaisir en apprenant des choses. Et là, ils prendront leurs décisions. Peut-être opteront-ils pour un programme de sports-études, qu'on offre dès la 6e année.

Louis Melanson.

Pour l'instant, les recrues sont enthousiastes. Sans enlever d'adeptes aux autres sports, le golf est devenu une activité complémentaire et familiale.

Zoé et Olivier Melanson, de Moncton, apprécient leur temps sur les verts.

Zoé en entrevue.

Zoé Melanson a commencé à jouer au golf avec sa famille.

Photo : Radio-Canada / Gilles Boudreau

J'avais pensé que j'étais la seule qui ne faisait pas de golf, mentionne Zoé. Alors, là, j'ai commencé. J'étais fière de commencer et d'être avec ma famille.

Olivier en entrevue

Olivier Melanson, jeune golfeur de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Gilles Boudreau

C'est amusant, ajoute son frère, qui joue au golf depuis deux ans. Juste de frapper des balles et d'apprendre, c'est plaisant.

Jeune homme avec une casquette en entrevue.

Xavier LeBlanc, golfeur de Dieppe.

Photo : Radio-Canada / Gilles Boudreau

Xavier LeBlanc, lui, a découvert le golf cette année. Passionné de baseball, le jeune homme cherchait une activité pour meubler ses temps libres, alors que l'incertitude planait sur les autres sports. Il ne savait même pas s'il allait jouer sur les losanges cet été.

Mon père m'a dit d'essayer et j'ai trouvé ça vraiment le fun, explique Xavier. Maintenant, il fait de petites compétitions contre son père.

Est-ce qu'il meilleur que son paternel?

Euh... des fois oui, avoue Xavier, un peu gêné, mais fier de son coup.

L'année 2020 est loin d'être normale.

Au moins, en découvrant le golf, des jeunes peuvent avoir un peu de droits sur leur vie.

Et ils espèrent, à force de jouer, que leur pointage, lui, sera sous la normale...

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