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Travailleurs saisonniers : le plan de l'Ontario critiqué par des militants

Des travailleurs étrangers dans un champ.

Des foyers de contamination à la COVID-19 se sont déclarés parmi les travailleurs saisonniers.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des défenseurs des droits des travailleurs migrants critiquent le plan du gouvernement de l'Ontario pour aider le secteur agricole à faire face à la COVID-19. Pour eux, il ne règle en rien les problèmes de fond.

Selon Syed Hussan, directeur général de l’organisme Migrant Workers Alliance for Change, certains éléments du plan de la province existent déjà en vertu de la loi ontarienne sur le travail.

Les travailleurs étrangers temporaires ont droit aux mêmes avantages et protections que tout autre travailleur, indique-t-il. [Par conséquent], aucun changement.

Plan de la province :

  • Intensification du dépistage dans les exploitations agricoles.
  • Accès aux prestations et à la protection de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail en vertu de la Loi sur les normes d'emploi.
  • Autorisation pour les travailleurs asymptomatiques de continuer à travailler à l'extérieur de manière isolée.
  • Garantie que les travailleurs mis en quarantaine ne perdront pas leur travail et que les malades ne seront pas renvoyés chez eux.

M. Hussan est également critique de l'approche concernant les travailleurs asymptomatiques.

C'est déshumanisant, c'est débilitant. Vous ne permettriez pas que votre père, votre fils, votre frère, votre mère, votre sœur, votre fille soient traités comme ça.

Capture d'écran d'un homme et d'une femme en train de faire chacun une entrevue

Le défenseur des droits des travailleurs migrants, Syed Hussan, à gauche, et la professeure de droit Vasanthi Venkatesh, à droite, affirment que la province n'apporte aucun changement majeur avec son plan.

Photo : CBC

Se pencher sur les droits des travailleurs saisonniers

Pour Vasanthi Venkatesh, professeur à la Faculté de droit de l'Université de Windsor et membre du groupe Justice for Migrant Workers, les propositions de la province n'abordent pas les vrais problèmes c'est-à-dire les droits des travailleurs migrants.

Les conditions dans les entreprises agricoles ne sont pas nouvelles, explique-t-elle. Les infections de COVID-19 me font que révéler les conditions dangereuses [ ...] dans lesquelles les travailleurs migrants ont toujours travaillé.

Selon Mme Venkatesh, tant qu'aucune mesure significative ne sera prise pour protéger les droits des travailleurs migrants, la réponse de la province à la pandémie sera inefficace.

Ce dont je parle, ce sont les dortoirs bondés, [...] de longues heures de travail sans rémunération ou congé de maladie, des conditions de travail dangereuses sans accès aux soins médicaux, à la Loi sur les normes d'emploi et aux autres protections dont bénéficient d'autres secteurs, du travail dans des conditions de précarité élevées où ils dépendent des agriculteurs pour tout , décrit-elle.

Elle précise qu'il est difficile pour les travailleurs migrants de dénoncer leurs conditions de travail dangereuses de peur de perdre leur emploi et leur moyen de subsistance.

À ce jour, environ 475 travailleurs agricoles ont été testés positifs pour COVID-19 dans 27 fermes de Leamington et Kingsville. La majorité des employés qui se sont révélés positifs étaient des travailleurs migrants, dont deux sont décédés à Windsor-Essex après avoir contracté la COVID-19.

Avec des informations de CBC

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