•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Un mystérieux objet » détecté grâce aux ondes gravitationnelles

Plusieurs bâtiments, qui n'ont rien de moderne, cohabitent avec un long tunnel dont le toit donne sur l'extérieur et qui court jusqu'au loin, à perte de vue.

Virgo, le détecteur européen d'ondes gravitationnelles, dispose d'un bras long de trois kilomètres.

Photo : afp via getty images / Claudio Giovannini

Agence France-Presse

Une nouvelle découverte et de nouvelles questions : un objet céleste, situé à 800 millions d'années-lumière, a été détecté grâce aux ondes gravitationnelles. D'une masse comprise entre le plus petit trou noir et la plus grosse étoile à neutrons, sa nature reste un mystère pour les astronomes.

Une fois de plus, l'observation des ondes gravitationnelles révèle l'inconnu. L'objet le plus léger de ce système a une masse qui n'a jamais été observée auparavant, a déclaré Giovanni Losurdo, de l'Institut national de physique nucléaire italien et porte-parole de la LIGO Scientific Collaboration (LSC) dans un communiqué.

Le 14 août 2019, des ondes gravitationnelles sont arrivées jusqu'aux détecteurs américain LIGO et européen Virgo. L'instrument américain LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory), composé de deux installations distinctes, avait déjà permis en septembre 2015 la première observation directe de ces ondes qu'Albert Einstein avait prédites dans sa théorie de la relativité générale.

Le Virgo, situé près de Pise en Italie, avait redémarré en 2017 après plusieurs années de travaux d'amélioration et participé à la première observation de la fusion de deux étoiles à neutrons.

D'après une étude publiée dans The Astrophysical Journal Letters, ce nouveau signal détecté a été émis il y a environ 800 millions d'années, lorsque l'objet mystérieux a fusionné avec un trou noir.

Depuis longtemps, les astronomes s'interrogent sur le manque d'observations d'objets compacts ayant des masses comprises entre 2,5 à 5 masses solaires, une gamme de masses apparemment trop légères pour un trou noir et trop lourdes pour une étoile à neutrons. Une mystérieuse zone grise dans laquelle ce nouvel objet vient se glisser.

Une nouvelle découverte qui soulève de nouvelles questions. Quelle est sa nature ?, s'interrogent les astronomes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Espace

Science