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Cela pourrait prendre encore 2 semaines pour éteindre le feu à Rivière-Ouelle

Un avion-citerne frôle un plan d'eau pour emplir le réservoir.

Un avion-citerne de la SOPFEU puise de l'eau à Mont-Carmel pour combattre le feu de tourbière à Rivière-Ouelle (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

Si la pluie qui est tombée mercredi a aidé les pompiers à lutter contre l’incendie de tourbière à Rivière-Ouelle, les autorités s’attendent encore à deux autres semaines de travail pour venir à bout du brasier.

Lors d’une conférence de presse jeudi matin, le maire de Rivière-Ouelle, Louis-Georges Simard, le directeur de la régie intermunicipale en protection incendie du Kamouraska Ouest, Christian Gagnon, et le commandant d'intervention de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Claude Tremblay, ont fait le point sur l’incendie qui fait rage depuis vendredi.

Il y a eu de gros progrès avec la pluie d’hier, mais [ce n'est] pas encore fini, a indiqué M. Simard. Un feu de tourbe, c’est un feu en profondeur.

Selon la SOPFEU, entre 25 % et 30 % du travail a été fait sur le terrain, mais les pompiers risquent d'avoir besoin d'encore 10 à 15 jours pour éteindre complètement le brasier.

La pluie qu’on a reçue, c’est un cadeau du ciel. Ça nous permet de travailler de manière beaucoup plus sécuritaire, a expliqué en entrevue Gérald Lacasse, un agent de liaison pour la SOPFEU. Ça nous permet aussi de faire entrer des gens partout [sur le lieu de l'incendie] plutôt que d’avoir à se retirer en après-midi à cause des forts vents.

Deux travailleurs au loin dans un champ près de l'incendie de tourbière à Rivière-Ouelle.

Des travailleurs ont pu s'affairer sur le site de l'incendie à Rivière-Ouelle grâce à la pluie tombée la veille.

Photo : Radio-Canada

Des vérifications thermiques seront notamment effectuées dans les prochains jours pour vérifier l’état des lieux.

La problématique c’est vraiment la profondeur à laquelle le feu peut descendre, ajoute M. Lacasse. Toute la matière organique sèche [accumulée à la tourbière] peut brûler.

Les autorités attendent bientôt près de 200 pompiers supplémentaires pour combattre l'incendie. Des renforts de Val-d’Or et de l’Ontario arriveront dès vendredi.

À ce jour, nous avons pu compter sur l'équivalent de 600 pompiers municipaux sur le terrain, a ajouté le maire de Rivière-Ouelle.

Cette entraide-là est phénoménale, a estimé M. Simard qui juge la situation actuelle « exceptionnelle ».

C’est du jamais vu. On a une situation réellement unique. On parle depuis longtemps des changements climatiques, il faudra y croire à un moment donné, ajoute-t-il.

Les autorités invitent toujours la population locale à vérifier régulièrement les bulletins météorologiques puisque la fumée demeure incommodante en fonction de la direction des vents.

Avec les informations de Patrick Bergeron

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