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Les microbrasseurs du Québec ne pourront pas livrer à domicile, dit Québec

Mathieu Garceau-Tremblay.

Mathieu Garceau-Tremblay, chef brasseur à la Microbrasserie 11 Comtés.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

Les microbrasseurs du Québec ont fait savoir qu'ils souhaitaient distribuer plus facilement leurs produits cet été. Appuyés par Québec solidaire, ils veulent entre autres vendre leurs bières directement aux consommateurs. Toutefois, selon Québec, c'est une démarche qu'il ne sera pas possible de mettre en place, sans changer la loi.

Joint par Radio-Canada Estrie, le bureau de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, indique qu’il n’est pas possible d'adopter un décret pour permettre la livraison à domicile, comme le propose Québec solidaire, car cela nécessiterait une modification législative.

De plus, le bureau de la ministre Guilbault fait également savoir que le projet de loi 61, qui sera à nouveau discuté à l’Assemblée nationale cet automne, comprenait un ensemble de mesures pour aider les microbrasseries, comme permettre la livraison par un tiers.

Des règles archaïques

L’Association des microbrasseries du Québec demande au gouvernement de mettre fin à des règles qu’ils jugent archaïques pour pouvoir distribuer leurs produits à plus grande échelle.

Les brasseries industrielles, comme nous, peuvent distribuer dans les points de vente comme les dépanneurs, les épiceries, les bars et restaurants, mais on ne peut pas livrer directement au consommateur ou dans des marchés publics, se désole le brasseur à la microbrasserie 11 Comtés de Cookshire-Eaton, Mathieu Garceau-Tremblay.

Moi je peux livrer ma bière à l’épicerie, qui elle, ensuite, peut la livrer directement chez les consommateurs, c’est un peu absurde […] on s’entend que tout se vend en ligne maintenant.

Mathieu Garceau-Tremblay, brasseur à la microbrasserie 11 Comtés de Cookshire-Eaton

Il y a une iniquité entre les différents producteurs, renchérit la députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie. Par exemple, un producteur du vin a le droit de livrer directement au consommateur, mais pas un producteur d'une microbrasserie.

Un assouplissement des règles demandé

Les microbrasseurs souhaitent que le gouvernement assouplisse ses règles pour leur permettre de vendre leurs produits en ligne ou de pouvoir les livrer eux-mêmes.

On ne veut pas outrepasser les petits points de vente ou même les plus gros, on veut une réforme complète du milieu de la bière […] c’est vraiment complexe pour nous de manœuvrer là-dedans, surtout en période de crise où on ne peut pas avoir de contacts directs, estime Mathieu Garceau-Tremblay.

On a vu dans les derniers mois, quand ils ne peuvent pas livrer directement aux consommateurs et que leurs points de vente sont fermés, ça occasionne des pertes. Les microbrasseries demandent simplement de pouvoir avoir le droit, comme d’autres producteurs d’alcool, de vendre directement aux consommateurs, ajoute Christine Labrie. Ça leur donnerait un bon coup de main, ça ne coûterait pas un sou l’État et ça leur permettrait d’élargir leur public.

Les députés solidaires Christine Labrie et Vincent Marissal ont tenu un point de presse en ce sens au Siboire jeudi après-midi.

La directrice générale de l’Association des microbrasseries du Québec, Marie-Ève Myrand, était également présente, tout comme le copropriétaire du Siboire, Jonathan Gaudreault.

D’après Québec solidaire, l’Estrie compte 21 microbrasseries sur son territoire.

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