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Invasion de chenilles dans plusieurs quartiers de Winnipeg

Une chenille au bout de son fil.

Les chenilles pendent aux dessus de tous les sentiers et de tous les trottoirs du quartier Wolseley à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Radio-Canada

Des résidents de plusieurs quartiers de Winnipeg font face cette année à une importante infestation de chenilles arpenteuses. Selon les autorités municipales, la pluie récente a retardé la campagne de pulvérisation d'insecticide.

Des coureurs se lancent dans les rues du quartier de Wolseley et puis comme confronté à une pluie invisible, s’essuient le visage en poussant des grognements dégoûtés. C’est une scène qui se répète tous les jours depuis des semaines dans ce quartier feuillu de Winnipeg, particulièrement touché par l’invasion annuelle de chenilles arpenteuses.

Elles sont vraiment dégueulasses. Et c'est comme si elles sortent de nulle part. On les a vues quelques jours puis elles ont disparus et maintenant, elles sont énormes et partout !, lance un passant dans l’un des nombreux parcs du quartier.

On ne peut même plus marcher sans se frotter sur plusieurs d'entre elles, dit un autre passant. J'ai un rendez-vous chez le coiffeur et j'espère qu'elle n'aura pas à en couper de mes cheveux. Elle risque d'en trouver quelques-unes.

Des fils de soie de chenille luisent dans un parc.

Des chenilles ont envahi les arbres du quartier, laissant dans leur sillage des feuilles squelettiques et une pluie de fils de soie.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Le département du contrôle des insectes de Winnipeg répand présentement de l’insecticide dans les quartiers de Wolseley, de Broadway-Assiniboine, et de West Broadway. La Ville utilise l’insecticide biologique BTK, dont l’ingrédient actif s’attaque aux parois de l’estomac des chenilles, qui en meurent.

Toutefois la pulvérisation a été en partie retardée en raison de la pluie des derniers jours.

De son côté, l’entomologiste Taz Stuart de Poulin’s Pest Control connaît bien l’insecte. C’est l’ancien entomologiste en chef de la Ville de Winnipeg.

Une chenille sur un trépied.

Une chenille verte qui a réquisitionné le matériel du photographe.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Selon lui, la principale source de friction entre les habitants et la chenille arpenteuse est son aspect peu ragoûtant et ses fils qui collent à tout.

Elles se nourrissent des feuilles des arbres, explique-t-il, mais seulement de l'intérieur de la feuille et non de la tige. Puis elles descendent et elles subissent différents changements d'état, jusqu'à ce qu'elles atteignent cette taille; elles se transforment et se reproduisent et ressortent l'année suivante en plus grand nombre.

L’entomologiste à l'Université de Winnipeg, Kateryn Rochon, dit que les chenilles devraient compléter leur stade larvaire bientôt et des papillons devraient émerger dans quelques semaines.

Avec les informations d’Ezra Belotte-Cousineau

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