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Des maisons de soins palliatifs durement touchées par les restrictions sanitaires

Une maison de soins palliatifs.

Les finances de la maison McCulloch ont été durement touchées par la COVID-19.

Photo : CBC

Radio-Canada

Les maisons de soins palliatifs, qui dépendent en partie de campagnes de financement pour boucler leur budget, ont été durement touchées par les restrictions sanitaires adoptées pour enrayer la propagation de la COVID-19.

Du côté de la Maison McCulloch de Sudbury, le marche-o-thon qui devait avoir lieu en mai a été annulé et d’autres activités comme une envolée de papillons et le gala annuel sont aussi susceptibles d’être annulées, selon Gaston Lavigne, son directeur général.

Les bras croisés, M. Lavigne pose en souriant.

Gaston Lavigne, directeur général de la Maison McCulloch

Photo : Avec l'autorisation de Gaston Lavigne

M. Lavigne affirme que son organisme pourrait perdre 350 000 $ en raison de l’annulation de ces événements et d’autres baisses de revenus liées à la COVID-19.

Ce montant représente plus du tiers de l’objectif de financement de la Maison McCulloch, qui comptait sur ces fonds pour ajouter 10 lits de soins palliatifs.

M. Lavigne ajoute que les travaux de construction se poursuivent, mais que la maison devra examiner son budget avant d'offrir ses nouvelles places.

Le financement des maisons de soins palliatifs, explique-t-il, vient du ministère de la Santé et des dons du public.

M. Lavigne affirme que 37 % du budget de la Maison McCulloch est comblé par les dons, ce qui représente normalement un objectif de 800 000 $, objectif augmenté à 1 million cette année en raison des travaux de rénovation.

Le directeur rappelle que les funérailles, qui sont normalement de bonnes occasions de récolter des dons, ont aussi été touchées par la pandémie, ce qui occasionne d’autres pertes de revenus.

La Maison McCulloch veut organiser un radiothon à l’automne, en collaboration avec une station de radio locale, avec espoir d’amasser 60 000 $.

40 % de moins pour la Maison Sérénité du Nipissing

La Maison Sérénité du Nipissing souffre elle aussi des mesures sanitaires liées à la COVID-19.

Danier Boyer, trésorier de l’organisme, rapporte une diminution d’environ 40 % des revenus mensuels de l’organisme, en raison de la baisse des dons.

La devanture d'un bâtiment.

La Maison Sérénité du Nipissing a vu les dons chuter de plus de 40 % depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Les donateurs sont distraits par la COVID-19 et ne pensent pas à nous faire des dons, croit-il. Nous récoltons normalement environ 70 000 $ par mois, mais depuis mars, c’est environ 45 000 $ par mois.

Ce manque-à-gagner s’ajoute à celui qui est lié à l'annulation d'une marche qui devait rapporter environ 70 000 $ à l’organisme.

M. Boyer estime que, depuis le début de la pandémie, la Maison Sérénité du Nipissing aurait reçu185 000 $ de moins que prévu.

L’organisme estime devoir récolter en moyenne, par année, 750 000 $ en dons du public pour continuer à fonctionner.

D’autres événements comme le concert de Noël et le gala de l’automne pourraient aussi être annulés en raison de la pandémie, selon lui.

Si les subventions du gouvernement fédéral permettent pour le moment de maintenir les services de la maison qui a ouvert ses portes en janvier, M. Boyer dit se préparer à la fin des subventions.

Nous faisons attention au budget et nous tentons d’adapter nos techniques de collecte de fonds pour la suite, affirme-t-il.

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