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La bulle atlantique accueillie avec espoir par l'industrie touristique

Un phare décoré aux couleurs acadiennes au coucher du soleil.

La formation d'une bulle entre les provinces de l'Atlantique le 3 juillet laisse espérer la relance d'une saison touristique mise à mal par la pandémie.

Photo : Getty Images / Vladone

Des entreprises du secteur touristique réagissent favorablement à la création d’une bulle atlantique, qui permettra dès le 3 juillet les déplacements entre le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador sans que les voyageurs aient besoin de s’isoler pendant 14 jours.

En ce qui concerne les régions francophones comme la Péninsule acadienne, il y aura cependant beaucoup de travail à faire pour attirer les touristes anglophones, puisque la clientèle est normalement à majorité québécoise.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

C’est pourquoi Yannick Mainville, directeur du développement touristique de l’Office du tourisme de la Péninsule acadienne, contient son enthousiasme à la suite de cette annonce.

C’est une première bonne nouvelle. C’est ce que l’industrie attend. Au niveau de la Péninsule acadienne, nous sommes plus ou moins touchés, par exemple, puisque notre clientèle était beaucoup québécoise. On va espérer que les gens de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve vont venir découvrir le Nouveau-Brunswick, pas seulement le sud, mais aussi les régions du nord du Nouveau-Brunswick , explique M. Mainville.

Un homme debout devant une église tient une affiche illustrée d'un homard devant un drapeau acadien et sur laquelle il est écrit «Redécouvrir la Péninsule acadienne.»

Yannick Mainville, directeur du développement touristique à l’Office du tourisme de la Péninsule acadienne, en mai 2020.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Même son de cloche chez Sonia Jalbert, propriétaire du restaurant Le Nouvo Caveau, à Paquetville dans la Péninsule acadienne.

La femme d’affaires se dit très heureuse de l’annonce, mais dans une région qui dépend beaucoup du tourisme québécois, il faudra tenter de séduire les anglophones des provinces de l’Atlantique pour les attirer dans la Péninsule.

J’espère que ça va nous rapprocher, souligne Mme Jalbert. La Péninsule acadienne, on dépendait beaucoup - au-delà de 50 % - des touristes qui venaient de la région du Québec. J’espère donc que ça va inciter les francophones des autres régions à nous visiter, mais aussi les anglophones, a souligné Mme Jalbert.

Son restaurant de 80 places fonctionne à la moitié de sa capacité, en raison des consignes de distanciation physique. Sonia Jalbert espère maintenant que les affaires reviendront à la normale à temps pour la haute saison, en août.

Cette annonce-là fait grandement du bien à toute l’équipe, parce qu’on a hâte de commencer nos journées habituelles, ajoute-t-elle.

Sonia Jalbert lors d'une entrevue Skype le 4 mai 2020.

Sonia Jalbert, propriétaire du restaurant Le Nouvo Caveau à Paquetville, le 4 mai 2020.

Photo : Radio-Canada

Pour Sébastien Roy, de la Distillerie Fils du Roy à Petit-Paquetville, aussi dans la Péninsule acadienne, l’arrivée potentielle de touristes des autres provinces de l’Atlantique pourrait sauver la saison. Normalement, 85 % des gens qui visitent sa distillerie à ce temps-ci de l’année sont des gens des autres provinces.

Il n’y a pas beaucoup de gens qui vivent dans notre région. Avoir des visiteurs qui viennent de d’autres régions, c’est ce qui nous permet de passer à travers l’hiver, souligne M. Roy.

Des doigts pointent Yarmouth et la région touristique des Côtes acadiennes sur une carte étalée sur une table.

La région des Côtes acadiennes et de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

La réaction est aussi positive en Nouvelle-Écosse. La restauratrice Nadine Robichaud anticipe que la création de la bulle atlantique lui permettra de mousser ses affaires, à son établissement de Saulnierville.

On pense qu’avec la nouvelle bulle en juillet, ça va aider la besogne, en ce temps où nous ne sommes pas très occupés , a-t-elle confié.

On n’est pas sûr, parce que les gens dans la communauté ne sont pas prêts à sortir. Alors, on a des mixed emotions. On ne sait pas si ce sera bien ou pas bien. Donc on va l’embrasser, en espérant que ça aille bien, a conclu Mme Robichaud.

Dès le 3 juillet, les citoyens des provinces de l’Atlantique n’auront plus à s’isoler pendant 14 jours avant de pouvoir voyager dans l’une ou l’autre des quatre provinces. Les citoyens canadiens des autres provinces devront toujours s’isoler pendant deux semaines à leur arrivée avant de pouvoir voyager dans les autres provinces de l’Atlantique.

Avec les informations de Rose St-Pierre

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