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Des parents et des enseignants inquiets pour la rentrée scolaire en C.-B.

Des élèves à bonne distance l'un de l'autre dans une salle de classe.

Quelques élèves dans la salle de classe d'une école de West Vancouver, en Colombie-Britannique (archives).

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Frédérik-Xavier Duhamel

Alors que le ministère de l’Éducation de la Colombie-Britannique dit préparer un plan, certains enseignants s’inquiètent pour leurs élèves puisque l'incertitude persiste autour de la rentrée scolaire de septembre. Les opinions sont partagées du côté des parents dont certains s'impatientent tandis que d'autres estiment que l’expérience de juin les a bien préparés.

À quelques heures des vacances estivales pour la majorité des élèves de la province, dont un certain nombre ont effectué unbref retour à l’école, plusieurs parents se demandent ce qui attendent leurs enfants en septembre.

L’expérience du mois de juin nous a donné beaucoup d’informations que nous allons pouvoir utiliser alors que nous préparons le mois de septembre, a indiqué le ministère de l’Éducation de la province à Radio-Canada par courriel. Ajoutant que leur souhait est d'accueillir plus d’élèves à la rentrée et faisant référence au plan en cinq étapes préparé ce printemps (Nouvelle fenêtre).

Le Ministère affirme que les écoles ont des plans en place pour chaque étape et sont prêtes à faire des changements si le besoin se présente. Des propos auxquels le Vancouver School Board (VSB) a fait écho par courriel. Un plan détaillé pour l’automne sera publié dès que possible assure le Ministère.

Des avis mitigés chez les parents

Dans l’attente de ce plan, des parents s’impatientent. Nathalie Gonzalez, mère de deux enfants qui fréquentent des écoles du Conseil Scolaire Francophone de la Colombie-Britannique (CSF). L'une est à l’école Rose-des-Vents, et l'autre à l'école secondaire Jules-Verne, toutes deux situées à Vancouver.

Madame Gonzalez comprend que tous, y compris le CSF, font face à un climat d’incertitude sans précédent. En revanche, ce que j'aimerais avoir, c'est peut être deux trois scénarios dont les probabilités sont plus élevées, et savoir ce qui va se passer dans chacun de ces cas, admet-elle.

Des élèves débarquent d'un autobus scolaire.

Le retour en classe facultatif s'est effectué en juin pour les élèves de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada/Geneviève Milord

Quoi qu’il en soit, elle espère que les parents seront consultés pour la suite des choses. Si elle a pu accepter les responsabilités supplémentaires des premières semaines de la pandémie, Madame Gonzalez doute de pouvoir refaire ces sacrifices en septembre.

En tant que parents, on nous demande d’être extrêmement souples et de prendre sur nous beaucoup de choses.

Nathalie Gonzalez, mère de deux élèves au CSF

Au début de la pandémie les enfants sont restés à la maison et c'était très lourd à gérer. Nous sommes une famille de deux travailleurs essentiels, donc nous avons dû continuer à travailler et à gérer les cours des enfants et leurs devoirs, énumère-t-elle, et surtout leur temps d'écran!.

Même son de cloche du côté de Yara Melki Schoucair, mère de quatre enfants à l'école francophone privée Cousteau de North Vancouver, et qui débute également comme enseignante à l’école Saint-Sacrement de Vancouver cet automne. La rentrée de septembre, ça ne va pas être facile, surtout pour les familles où les deux parents reprennent le travail, affirme celle-ci.

Madame Schoucair estime cependant que l’expérience de juin a donné une idée assez claire de ce qui nous attend à l’automne. Selon elle, on sait à quoi s'attendre, ça va. On n'est pas vraiment dans l'inconnu.

Elle ajoute que la direction de l'école où elle va enseigner lui a indiqué qu’elle devrait avoir plus d’information le 20 août.

Inquiète pour les enfants

Julie Lavallée est enseignante de sixième année à l’école Anne-Hébert du CSF, à Vancouver. Elle non plus ne sait pas à quoi s’attendre pour la rentrée de septembre. Pour l’instant, personne n’a de réponse, mais tout le monde est en très grande cogitation, dit-elle.

Est-elle inquiète pour ses élèves? Évidemment , répond-elle. Je trouve ça pire pour ceux qui enseignent le français en milieu minoritaire, nous confie-t-elle puisque certains élèves ne peuvent s’exprimer en français qu'à l'école, et s’ils n’ont pas suivi les cours en ligne avec assiduité avant les vacances d’été, ils pourraient avoir passé une longue période sans parler la langue.

Madame Lavallée souligne l’importance d’un environnement éducatif sain et favorable à la création de liens sociaux. Si on ne peut pas recommencer en septembre avec un groupe classe, si on ne peut pas prendre le temps de développer ces liens-là, j'ai peur pour la motivation des élèves à apprendre, explique-t-elle.

Michel St-Amant s'adresse à un journaliste, des parents discutent derrière lui,

Michel St-Amant et l'équipe de consultation établie pendant la pandémie vont travailler une grande partie de l'été en vue de la rentrée de septembre.

Photo : Radio-Canada

En entrevue à l'émission de radio matinale Phare Ouest, le directeur-général du CSF Michel St-Amant a affirmé ne pas savoir encore à quoi ressemblera la rentrée de septembre. « On est sur la planche à dessin pour élaborer divers scénarios » , précise monsieur St-Amant en ajoutant que, selon lui, ce sera fort probablement un modèle hybride qui sera mis en place.

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Colombie-Britannique et Yukon

Éducation