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La Saskatchewan veut déployer de petits réacteurs modulaires à énergie propre

Une illustration montre un module d'alimentation sur un camion.

Selon une feuille de route de Ressources naturelles Canada, la valeur potentielle de ces petits réacteurs modulaires est estimée à 5,3 milliards de dollars..

Photo : gracieuseté NuScale Power

Radio-Canada

La Saskatchewan a l’intention de déployer de petits réacteurs modulaires à énergie propre. Ce sera d’ailleurs le mandat principal d’une équipe que désire mettre sur pied Dustin Duncan, le ministre de l’Environnement de la province.

Dustin Duncan a annoncé mercredi son intention d’établir un bureau qui coordonnera la politique et le programme nucléaire au sein de la Division du changement climatique et de l’adaptation de son ministère.

Le déploiement nécessitera une collaboration entre plusieurs partenaires, explique le ministre qui y voit de nombreux avantages pour la province, notamment la création d'emplois.

Sa collègue Bronwyn Eyre, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, a déjà identifié ces petits réacteurs comme étant une option du futur.

Qu'est-ce qu'un réacteur modulaire?

Les réacteurs modulaires peuvent produire de l’électricité dans une fourchette de 50 à 300 mégawatts. Ils peuvent être suffisamment petits pour être installés dans un gymnase d’école et sont transportables.

L’automne dernier, le premier ministre Scott Moe a signé un protocole d’entente sur les petits réacteurs modulaires en compagnie de ses homologues de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick.

Le but était de coordonner leurs efforts pour étendre cette nouvelle technologie partout au pays.

L’énergie nucléaire propre fournira à la Saskatchewan les outils nécessaires pour lutter contre les changements climatiques. L’avancement de ces petits réacteurs apporte des avantages économiques et environnementaux grâce à une nouvelle technologie propre qui est également une énergie sûre, fiable et à un prix compétitif, a dit Dustin Duncan.

Les premiers ministres de la Saskatchewan Scott Moe (à droite), de l'Ontario Doug Ford (au centre) et du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs ( à gauche).

Un protocole d'entente a été signé entre le Nouveau-Brunswick, l'Ontario et la Saskatchewan il y a un peu moins d'un an.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

En 2018, Ressources naturelles Canada avait publié une feuille de route sur ces petits réacteurs modulaires. Selon celle-ci, leur valeur potentielle est estimée à 5,3 milliards de dollars d'ici 2040.

Certaines conceptions de petits réacteurs pourraient être déployées à court terme, la plupart étant disponibles dans les 7 à 15 prochaines années. Pour certaines des technologies les plus éprouvées, les défis en termes de calendrier ne concernent pas tant la conception du réacteur que les questions économiques, sociales, réglementaires et de gestion des déchets, peut-on lire dans la feuille de route.

Le projet emballe plusieurs experts, dont John Root, directeur général du Centre Fedoruk pour l’innovation nucléaire de l’Université de la Saskatchewan. Il y voit des avantages économiques.

La commissaire de la Société environnementale de la Saskatchewan, Ann Coxworth, pense tout le contraire. Elle a déclaré qu’il faudrait plusieurs décennies pour que ces réacteurs nucléaires soient opérationnels en Saskatchewan.

Nous avons des options beaucoup moins coûteuses, plus sûres, plus rapides à mettre en place et dans lesquelles il serait beaucoup plus sage d’investir.

Une citation de :Ann Coxworth, commissaire de la Société environnementale de la Saskatchewan

Certains environnementalistes ont exprimé des inquiétudes quant aux déchets radioactifs et à l’immédiateté de la mise en service de cette technologie, alors qu’elle est présentée comme un outil de lutte contre les changements climatiques.

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