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Luttons contre les surdoses comme c'est le cas pour la COVID-19, clame une Vancouvéroise

Depuis le début de la pandémie, 170 personnes sont mortes de la COVID-19, alors que plus de 550 personnes sont mortes d'une surdose en Colombie-Britannique.

Une photo de Marni Jarvis lorsqu'elle était enfant.

Plus de 5000 Britanno-Colombiens sont morts d'une surdose depuis que la province a déclaré l'état d'urgence sanitaire en 2016.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

Endeuillée par la mort de sa soeur, décédée d'une surdose le 2 mai, une Vancouvéroise réclame que les efforts de la province pour lutter contre la crise des opioïdes soient aussi importants que ceux déployés pour freiner la propagation de la COVID-19.

À l’âge de 28 ans, Marni Jarvis est devenue l’une des 170 personnes à avoir perdu la vie en raison de la drogue au mois de mai 2020, soit le même nombre que les personnes mortes des suites de la COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Sa soeur Hannah s’explique mal que davantage de ressources ne soient mobilisées pour combattre un fléau qui perdure.

Depuis quatre ans, nous qualifions la crise des opioïdes à Vancouver de pandémie, mais nous n'avons pas vu la même mobilisation et cela me rend si folle, dit-elle.

Hannah Jarvis souhaite voir une augmentation des services destinés aux personnes à risque.

Hannah Jarvis tient une photo de sa sœur Marni Jarvis, décédée d'une surdose le 2 mai, à Vancouver.

Marni Jarvis voulait devenir travailleuse sociale, dit sa soeur Hannah.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Pour y arriver, elle suggère de réduire le financement des policiers pour investir en éducation et en logements, afin d’aider les personnes dépendantes à faire face aux traumatismes et aux inégalités systémiques comme le racisme et la pauvreté.

Les communautés fortes et prospères ne sont pas constituées d'une présence policière accrue, soutient-elle. Nous avons besoin de plus de ressources et de services pour les gens.

L'isolement, facteur de risque

Hannah Jarvis craint que les restrictions imposées en raison de la pandémie de la COVID-19 aient eu des conséquences fatidiques pour Marni, qui ne pouvait plus assister aux rencontres des alcooliques anonymes auxquelles elle était habituée.

Avant la pandémie, sa soeur ne consommait pas de drogues toute seule ou sans demander à des amis de vérifier son état de santé suivant une prise de substance illicite, affirme Mme Jarvis.

Or, avec l'arrivée de la COVID-19, les gens ont cessé de prendre ces mêmes précautions, croit-elle.

Plus tôt en juin, la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, a imploré les gens de rester en contact avec leur entourage, même s'ils étaient physiquement éloignés.

Prenez des nouvelles de nos amis. Contacter les gens, ces collègues de travail que vous avez et que vous ne voyez peut-être pas aussi souvent, suggère-t-elle. Nous devons, tout en étant physiquement séparés, nous connecter les uns aux autres et nous soutenir mutuellement.

Avec les informations de CBC

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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