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L'opposition à l'Î.-P.-É. propose la semaine de travail de quatre jours

Peter Bevan-Baker, chef de l'opposition officielle à l'Île-du-Prince-Édouard.

Peter Bevan-Baker, chef de l'opposition officielle à l'Île-du-Prince-Édouard. (archives)

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

François Pierre Dufault

L'opposition officielle à l'Île-du-Prince-Édouard propose que la semaine de travail de quatre jours devienne la norme dans la province.

Le Parti vert a présenté une résolution à cet effet à l'Assemblée législative, mardi soir.

Le chef de l'opposition officielle, Peter Bevan-Baker, estime que cette mesure permettrait aux employeurs ainsi qu'aux travailleurs d'économiser de l'argent. Des bureaux seraient fermés une journée par semaine, dit-il. Les employées paieraient moins pour se rendre au travail et prendre des pauses et des repas.

La résolution des verts insulaires ne donne aucune directive quant au nombre d'heures de travail dans une semaine.

Peter Bevan-Baker dit que la semaine de travail de cinq jours est un vestige de la Révolution industrielle du 19e siècle. Ce n'est pas naturel ni inévitable, avance-t-il. L'idée d'une semaine de quatre jours n'est pas nouvelle. Mais le temps est peut-être venu. Des crises [comme la pandémie de la COVID-19] sont souvent les catalyseurs de grands changements sociaux.

Plusieurs entreprises à travers le monde qui ont adopté la semaine de travail de quatre jours auraient constaté une plus grande productivité de leurs employés, selon le chef de l'opposition de l'Île-du-Prince-Édouard.

L'Île-du-Prince-Édouard pourrait être la juridiction qui crée un environnement de travail qui attire de jeunes professionnels qui veulent atteindre un équilibre, qui attire des entreprises visionnaires et qui offre au monde un modèle à suivre.

Peter Bevan-Baker, chef de l'opposition officielle de l'Île-du-Prince-Édouard

Peter Bevan-Baker entrevoit également des économies pour le gouvernement provincial.

Nous pourrions découvrir que la capacité actuelle de nos routes est parfaitement adéquate pour de nombreuses années ou décennies à venir, et que les énormes dépenses liées à cette infrastructure automobile en constante expansion peuvent maintenant être transférées vers autre chose, suppute-t-il.

Le chef du Parti vert reconnaît toutefois que la solution qu'il propose ne convient pas à tous les emplois, notamment dans des industries saisonnières comme l'agriculture et la pêche qui demeurent des moteurs importants de l'économie de l'Île-du-Prince-Édouard.

Le premier ministre Dennis King appuie la suggestion de l'opposition. Il dit que son soutien à des conditions de travail plus flexibles remonte à l'époque où il travaillait lui-même dans le secteur privé. Je pense vraiment que nous sommes arrivés au point où nous sommes assez mûrs en tant que société pour avoir ces discussions, signale-t-il.

Dennis King en entrevue dans une salle de réunion

Dennis King, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard (archives)

Photo : CBC/Randy McAndrew

Le chef progressiste-conservateur estime, à son tour, que la pandémie de la COVID-19 est une bonne occasion de revoir certaines façons de faire.

La crise sanitaire a déjà permis au gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard de concevoir un plan pour que 30 % des employés [de la fonction publique] travaillent à domicile afin de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, fait valoir Dennis King. Une telle proposition aurait été impensable un mois plus tôt, selon lui.

La résolution du Parti vert a tout de même ses détracteurs. La ministre des Finances, Darlene Compton, ne pense pas que la semaine de travail de quatre jours convienne à tous les travailleurs insulaires.

Un vote de l'Assemblée législative sur la résolution n'avait pas encore eu lieu, mardi soir.

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