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Une course à quatre se dessine au Parti québécois

Guy Nantel devant le logo du Parti québécois.

Guy Nantel reconnaît s’être arrangé avec son équipe pour officialiser sa candidature avec la fête nationale du Québec.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Après l'humoriste Guy Nantel qui a déposé sa candidature mardi, l'historien Frédéric Bastien va se rendre à son tour à la permanence du Parti québécois (PQ) vendredi pour remettre les 2000 signatures nécessaires et ainsi devenir le quatrième candidat dans la course à la succession de Jean-François Lisée.

L'élection du chef du PQ doit avoir lieu le 9 octobre prochain. Jusqu'à maintenant, trois candidats sont officiellement sur les rangs, puisque Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre-Plamondon ont eux aussi déposé leur candidature.

M. Nantel a remis mardi son bulletin de mise en candidature et plus de 2500 signatures de membres du parti recueillies dans les 125 circonscriptions du Québec. Il a aussi remis un chèque de 15 000 $, comme l’exigent les règles de la course à la chefferie.

En entrevue à Tout un matin, Guy Nantel reconnaît s’être arrangé avec son équipe pour faire coïncider la date du dépôt de son bulletin de candidature avec la fête nationale.

Il ajoute que la date limite des mises en candidature est le 26 juin.

Il a fallu que toutes les équipes triment dur pour avoir les 2000 signatures dans les circonstances qu’on a vécues, dues à l’isolement et la COVID, explique M. Nantel.

Au calendrier serré, s’ajoute la contrainte d’une course à la chefferie sans rassemblements.

On ne peut pas faire des rassemblements virtuels à l’infini. À un moment donné, il faut rencontrer les gens, avoir un contact humain et répondre à leurs questions.

Guy Nantel, candidat à la chefferie du PQ

Pour l’heure, le candidat demeure en mode observation. Des rassemblements pourraient avoir lieu plus tard dans la saison estivale et à l’automne. Il n’écarte pas toutefois le scénario d’une deuxième vague du virus qui pourrait restreindre encore plus la campagne.

Dans un communiqué, l'équipe de M. Nantel explique que contrairement à ses principaux adversaires qui font campagne depuis plus de six mois en bénéficiant d’organisations politiques et de réseaux bien rodés, Guy Nantel a amorcé sa campagne au mois de février seulement, lui qui arrive de l’extérieur du monde politique.

Son équipe rappelle aussi que bien que certains aient douté du sérieux de sa candidature ou laissé entendre que sa démarche reposait essentiellement sur sa notoriété, Guy Nantel a su démontrer l’authenticité de son engagement.

Pourquoi vouloir devenir chef du PQ?

Il y a quelque chose qui est en train de se passer, dit M. Nantel, on est à un carrefour par rapport à toutes les questions identitaires, la mondialisation, la place de l’anglais particulièrement à Montréal.

Pour Guy Nantel, le PQ a déjà eu beaucoup d’intellectuels à la direction tout au long de son histoire, mais moins souvent des gens issus de la classe populaire, capables de connecter directement [avec le public] pour expliquer ce qui changerait si le Québec devenait un pays libre et indépendant.

M. Nantel ne croit pas que le PQ soit le parti d’une seule génération. C’est sûr qu’il faut faire renaître la flamme, et ça, c’est notre travail à nous au Parti québécois, pas juste au chef.

Le PQ insiste sur la nécessité d’un référendum, mais M. Nantel dit être tout le contraire de ce que le PQ a été dans les dernières années. Une gouvernance provinciale à l’intérieur du Canada, je n’ai pas d’intérêt pour ça.

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